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Freesurf
suspend son forfait illimité
FreeSurf
arrête jusqu'à nouvel ordre son forfait illimité.
Mais les internautes qui y sont déjà abonnés
pourront continuer à l'utiliser. (09/10/2000)
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Le
forfait illimité continue à faire des dégâts.
Après Worldonline, Onetel et Worldnet, c'est Freesurf qui
jette l'éponge. Le fournisseur d'accès vient en effet
d'annoncer la suspension de son forfait illimité, commercialisé
au prix de 100 francs par mois depuis le début de l'année.
La raison principale donnée par Freesurf est "une amélioration
de la qualité du service pour les abonnés". Mais,
impossible, à ce jour, d'en savoir davantage. Contacté
par téléphone, Laurent Mick, responsable des Relations
presse, a simplement expliqué que Freesurf "communiquerait
officiellement dans le courant de la semaine". Une affaire
sur laquelle L'Internaute ne manquera pas de revenir dès
que nous possèderons de nouveaux éléments.Laurent
Mick a précisé que cette décision "n'entraînait
absolumment aucun changement pour les actuels abonnés au
forfait".
Déjà cet été, Freesurf avait déconnecté
un certain nombre d'abonnés sans préavis.
Mais, Freesurf avaient rapidement pris les mesures nécessaires
pour que les choses rentrent dans l'ordre, contrairement à
OneTel. Ce qui n'a pas empêché quelques internautes
mécontents de porter l'affaire devant les tribunaux. L'audience
a eu lieu jeudi dernier. Mais rien n'a filtré à ce
jour.
Dans le même temps, Freesurf vient de mettre en place, en
concertation avec l'Association des internautes médiateurs
(l'ADIM,
qui s'est illustrée ces dernières semaines dans le
procès OneTel) une procédure d'information et de gestion
des usages abusifs. Un réel problème car, à
l'instar de ses concurrents, Freesurf doit faire face, depuis quelque
temps, à une véritable recrudescence des usages frauduleux.
Cette procédure comporte trois étapes : la première
consiste à adresser au fraudeur un avis de non respect des
clauses de contrat et de lui "proposer une reconnexion dès
lors qu'il s'engage à respecter la totalité des dispositions
du contrat". Si l'abonné persiste et signe, Freesurf
envoie un second avertissement lui notifiant que "dès
le prochain relevé de détournement, il y aura déconnexion
et résiliation automatique du contrat". Toutefois, à
ce stade, l'internaute a le moyen de contester la décision
du fournisseur d'accès comme la demandé l'ADIM, toujours
très à cheval sur la défense des intérêts
des internautes.
Actuellement, ce sont un peu plus de cinq cents abonnés qui
seraient dans le collimateur du fournisseur et donc concernés
par cette procédure. Son entrée en vigeur n'est plus
qu'une question de jours. A travers ce dispositif, Freesurf cherche
à prévenir tous conflits susceptibles d'intervenir
avec des abonnés en colère. Une initiative rendue
nécessaire à un moment où les utilisateurs
n'hésitent plus à faire appel à la justice
pour se défendre.
[Stéphane
Rossard, L'Internaute]
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