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L'autre
Desproges
Livres,
vidéos, CD, Biographie... Le site consacré
à Pierre Desproges vend l'humour de l'auteur à
toutes les sauces. On y découvrira l'autre Desproges,
pudique, sans concessions, ni demi-mesure. (30/11/2000)
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"Moi
j'ai pas de cancer, j'en aurais jamais, je suis contre"
aimait répéter Pierre Desproges. L'humoriste aura
passé sa vie à rire de son malheur et de celui des
autres. Le site qui lui est consacré nous fait découvrir
toute la singularité du personnage, quitte à déplaire
à ses fans comme à ses ennemis : si tout le monde
se souvient de ses charges contre Léon Schwartzenberg, Marguerite
Duras, Jean-Marie Le Pen ou Yves Montand, on a oublié à
quel point son humour était violent et grinçant. Desproges
écrit dans son Dictionnaire du superflu : "Le nazisme
prônait le racisme, le militarisme, le progrès social et l'assiduité
aux carnavals métalliques avec flambeaux et oriflammes à grelots...
Pour attirer les petits bruns, les nazis avaient imaginé de les
emmener à la campagne dans des bungalows de bois relativement frustres,
au cœur d'immenses clubs privés très bien protégés des curieux par
des gardes assermentés et leurs chiens, de race également..."
Ce site officiel nous rappelle que son humour frôlait souvent
la ligne jaune et qu'il la franchissait allègrement. Mais
là, chacun jugera... Le site publie ainsi la lettre d'une
femme qui lui reproche de ne rien respecter et de "n'avoir
que le blasphème à la bouche" quand il écrit
: "Comme disait Himmler en quittant Auschwitz pour la Hollande,
on ne peut pas être à la fois au four et au moulin". Ses
diatribes à l'emporte-pièce dénotent toujours
dans le paysage humoristique français. La rubrique "Archives"
regroupe des articles peu élogieux datant des années
80 : la presse trouve que son humour "ne vole pas bien
haut". Son émission
absurde "La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède"
laisse pantois : "Les grands sabots de Desproges sonnent
creux – Le fade Cyclopède boîte bas…"
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lard ou cochon --
Ce
site officiel est avant tout l'étalage d'un formidable merchandising
autour du comique et sponsorisé par un supermarché
de la culture. Desproges est peut-être mort, mais commercialement
parlant, il est bel est bien "vivant" comme le proclame
le documentaire vidéo consacré à sa carrière.
Un extrait de la cassette permet de retrouver sa mine de sale gosse,
son sourire en coin, son ton pète sec qui déstabiliserait
les plus avertis. L'internaute trouvera sur le site, des extraits
des nombreux livres qu'il a écrit comme "Les chroniques
de la haine ordinaire" ou "Le Manuel du savoir vivre à
l'usage des rustres et des mal polis". A travers un entretien
accordé en 1986, le personnage dévoile un caractère
entier : "Beaucoup de gens dans ce métier sont sales,
se compromettent… Naturellement tout dépend de ce qu'on appelle
se compromettre. Pour moi le fait d'aller bouffer avec quelqu'un
qui ne me plaît pas, c'est une compromission." Desproges aimait
la vie, les bravades et ne faisait pas dans la demi-mesure : "Je
n'aime pas la nuance. Je baise à fond, je bois du calva à 80°, je
ne mange pas une cuillère de caviar, il m'en faut six, huit, douze.
Je suis sans nuance…" On redécouvre un personnage
qui répugne à parler de sa vie : "Je
trouve qu'il y a une impudeur à se dévoiler totalement… D'autre
part je trouve outrecuidant de penser que ça peut intéresser tout
le monde…" Et l'homme se montre aussi dur avec lui-même
qu'avec les autres : "La jeunesse, pour moi ça représente
des boutons sur la gueule… Un malaise… J'ai été un adolescent boursouflé
d'acné et d'amour raté… L'enfance, je n'aimais pas, je me suis emmerdé."
Ensuite,
il s'est bien rattrapé...
[Florence Guernalec,
L'Internaute]
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L'avis
de L'Intern@ute
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Nous
avons regretté
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Pas
assez d'extraits vidéos et de citations.
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| Nous
avons aimé |
Le
fait de citer les sketchs et les textes les moins connus de
l'auteur. Choix des écrits pas consensuels. |
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#:
affreux!
@ : bof...
@@ : pas mal
@@@ : très bien
@@@@ : superbe!
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