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Vu
du Web...
Y
a t-il un syndrome des Balkans?
Le
"syndrome des Balkans" envahit l'Europe. De nouveaux
cas de leucémie chez des vétérans de
la guerre du Kosovo relancent la polémique. L'Europe
réclame des explications à l'OTAN et surtout
aux Etats-Unis. Enquête sur le Web. (05/01/2001)
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"La France à son tour, après l'Italie, le
Portugal et la Belgique, est touchée par le "syndrome des Balkans",
un ensemble de maladies et maux divers qui affectent des soldats
ayant servi en ex-Yougoslavie. Elle aussi attend des informations
et des explications de l'OTAN, plus particulièrement des Etats-Unis"
(Lire dépêche "France" dans Liberation).
En effet, quatre militaires français, ayant séjourné
dans les Balkans, sont actuellement hospitalisés pour des
leucémies. A la demande d'Alain Richard, Ministre de la Défense,
une enquête est en cours pour connaître les conditions
de leur séjour et les risques auxquels ils ont été
exposés. L'uranium appauvri (Lire article du Nouvel Observateur
intitulé "l'uranium
appauvri,
c'est quoi?) , utilisé par les Américains pendant
la guerre du Golfe, en Bosnie et au Kosovo, pourrait être
à l'origine des ces affections. "Ce n'est pas l'hypothèse
de l'uranium appauvri qui est la plus probable, a déclaré
sur TF1
Jean-François Bureau, porte-parole du Ministère de
la Défense (voir le reportage en images) mais nous ne
voulons pas l'écarter par principe. Nous allons travailler
avec nos partenaires, au sein de l'alliance, pour savoir s'il y
a eu un lien de causalité." La France n'est évidemment
pas le seul pays européen à manifester son inquiétude.
C'est même l'Italie qui, suite au décès de six
jeunes transalpins, anciens « soldats de la paix » en Bosnie, a
relancé la polémique. "Que l'OTAN dise la
vérité !" (Lire article "Balkans:
les morts d'après la guerre" dans le Monde) a
exigé Giuliano Amato, le président du conseil italien."La
question a pris un tour grave et l'inquiétude provoquée est plus
que légitime", a t-il souligné, en invitant l' OTAN
(site officiel) à "prendre ses responsabilités".
D'autres
pays sont montés au créneau comme la Belgique
qui réclame une réunion
des ministres de la Défense de l'Union Européenne pour discuter
des maladies liées au "syndrome des Balkans" (dépêche
Yahoo) ou encore le Portugal, dont le gouvernement a décidé
de faire subir des tests
médicaux (dépêche Yahoo) à ses 900
ressortissants qui ont été en poste au Kosovo. La
Finlande, la Turquie, la Bulgarie, l'Espagne, la Pologne, la Grande-Bretagne
et la Grèce sont également dans la tourmente. Seule la Suisse
"estime que les risques de contamination encourus par ses
soldats engagés au Kosovo sont négligeables" (Lire dépêche
Yahoo).
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Les Américains en ligne de mire--
Les
Etats-Unis sont montrés du doigt car les munitions incriminées,
celles comportant de l'uranium appauvri (lire les
explications du site de l'observatoire des armes nucléaires
françaises), étaient uniquement utilisées
par les forces américaines durant les conflits en Bosnie
et au Kosovo. La France en dispose, mais «n'a pas eu à les
utiliser», a confirmé Alain Richard. "Les Américains,
eux, en équipent leurs fameux avions tueurs de chars A 10. Durant
les événements de Bosnie, en 1994 et en 1995, ils auraient tiré
10 000 munitions de ce type et trois fois plus au Kosovo, en 1999,
avec 31 500 obus, soit une dizaine de tonnes de métal" (Lire
article dans le
figaro) Certains spécialistes affirment que
"ces munitions, à l'impact et en se désintégrant,
dégageraient des poussières particulièrement
toxiques, pouvant provoquer des cancers". Ce que dément
catégoriquement Kenneth Bacon, porte-parole du Pentagone.
"Nous n'avons trouvé aucun lien entre la maladie
et l'exposition à l'uranium appauvri", faisant
référence à des études américaines. (Lire article le
syndrome des Balkans inquiète l'Europe dans le Nouvel
Observateur). Même constat du côté canadien:
"Les preuves scientifiques ne confirment pas que l'uranium
appauvri soit un élément favorisant l'apparition de maladies spécifiques,
en tout cas pas le cancer", a déclaré Greg Hogan, porte-parole
des services de santé des forces armées canadiennes. (Lire dépêche
Yahoo).
Les Etats-Unis ont tout de même accepté de coopérer
avec l'Otan dans son enquête sur le "syndrome des Balkans", mais
n'ont pas l'intention de cesser d'utiliser les armes incriminées.
(Lire dépêche Yahoo
intitulée "Le Pentagone rejette un moratoire sur
l'uranium appauvri") Les pays européens ne comptent
pas en rester là. Mardi prochain, à Bruxelles, la
question de ces munitions sera au centre d'une réunion, sans doute
houleuse.
D'autres
produits à forte toxicité, comme le benzène,
(lire article "Y
a t-il un syndrome des Balkans?" sur tf1.fr) pourraient
aussi être en cause. "Le mystère demeure donc autour
de ces cas, conclut le journaliste Aurélien Graton
de tf1.fr. Une chose est sûre néanmoins: il est peu probable
que les différentes affections dont souffrent ces militaires relèvent
d'une simple coïncidence." Après le syndrome de la guerre
du Golfe, qui a touché plus de 100 000 soldats, une nouvelle affaire
est donc en passe d'ébranler les autorités de l'armée et de provoquer
les réactions les plus vives dans l'opinion publique.
[Bénédicte
Ruiu, L'Internaute]
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