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Vu
du Web...
Les Napstériens
font de la résistance
Le
dos au mur, Napster tente de filtrer les chansons protégées
par les droits d'auteurs. Côté utilisateurs,
50 millions de petits malins jouent au chat et à la
souris avec l'industrie du disque. Rigolo. (07/03/2001)
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Le réseau d'échange de fichiers MP3 Napster
et ses responsables entrent désormais dans une logique de
survie. Dans un élan désespéré pour
amadouer l'industrie du disque, Napster a mis en place le week-end
dernier, dans la panique semble-t-il, un système de filtrage
des fichiers protégés par des droits d'auteurs. Dès
dimanche soir, Napster annonçait qu'il commençait
le filtrage de chansons d'artistes comme les Beatles, Billy
Joel, Metallica et Pearl Jam, sans pour autant préciser le
nombre de fichiers filtrés. Mais le chiffre de deux millions
était avancé. Un geste qui a anticipé une ordonnance
en référé datant de mardi 6 mars du juge fédéral
qui suit le dossier Napster contre RIAA
(Recording Industry American Association) Marylin Patel de la cour
d'appel de Californie (voir la
dépêche Reuters). Mais bizarrement, Napster n'est
pas le seul à avoir la pression, car le jugement ordonne
aux maisons de disque d'aider Napster en fournissant la liste des
chansons concernées et en apportant la preuve qu'elles détiennent
bien les droits d'auteur de uvre (voir aussi l'article
de CNET et la chronologie
de l'affaire). D'ici samedi, Napster devra donc se conformer
à l'injonction. Autant dire qu'il perd alors 90% de son attrait
auprès des internautes. Du coté des maisons de disque,
c'est plutôt la satisfaction et l'empressement (voir le
communiqué de la RIAA) puisqu'elles suggéraient
déjà la semaine dernière un filtrage des chansons
classées aux Billboard
c'est-à-dire les plus grosses ventes de singles et d'albums
aux Etats-Unis.
--"Napster
est mort !"--
Alors, bye-bye
Jennifer Lopez, Macy Gray et Britney Spears gratos ? Pas tout à
fait encore, puisque la "résistance" semble s'organiser
du coté des utilisateurs de Napster, ce qui n'arrange pas
ses responsables. Des petits malins ont déjà trouvé
la faille du filtrage par mot-clé. Il suffit de diffuser
un fichier MP3 avec une faute d'orthographe sur le nom de l'artiste
ou le titre. Un certain Tim
Wilson met même à disposition sur son site un "MP3
translator", pour crypter les noms de fichiers. Dans le même
esprit frondeur, les créateurs du système Aimster,
sorte de Napster des utilisateurs de la messagerie instantanée
d'AOL, AIM,
proposent le
Javanais pour continuer à s'échanger les fichiers
("Pig Latin") grâce à un logiciel d'encodage,
Aimster
Pig. Les adeptes de l'échange de musique gratuite, bien
déterminés à continuer, se tournent aussi sans
vergogne vers d'autres solutions. Dans cet
article de CNET, des internautes envisagent d'utiliser simplement
Napster comme point de contact puis ensuite de procéder aux
échanges directement, par le biais de serveurs FTP personnels.
Mais en ce moment, c'est surtout le rush vers d'autres plate-formes
d'échange de fichiers, qui ne sont pas encore dans le collimateur
la justice. La logithèque CNET
Download a enregistré ces derniers mois des millions
de téléchargements de systèmes comme Imesh
et de nombreux clones
de Gnutella (pour mieux connaître et télécharger
ces applications, voir notre
dossier sur les alternatives à Napster et le site
Journal du Net Téléchargement). En parallèle
de nouveaux réseaux prennent la relève de Napster
comme MusicCity
et DJNap. Ainsi,
le logiciel Rapigator,
qui permet aux utilisateurs de scanner ces serveurs alternatifs
bat des records de téléchargement ces dernières
semaines. Sans compter tous les sites Web qui se mobilisent pour
informer les internautes sur l'actu des réseaux d'échange
de fichiers comme InfoAnarchy,
Slyway ou carrément
Napster
est mort ! Une vague de rébellion dans laquelle se rejoignent
de nombreux utilisateurs du monde entier contre le "Goliath"
que représente l'industrie du disque. Au milieu, les artistes
eux-mêmes semblent très divisés sur le sujet,
comme l'illustre cet article
de SonicNet...
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