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Il
y a quelques semaines, à l'occasion de notre dernière
sélection de petits
jeux du web nous vous avions présenté
deux merveilles extraites du site orisinal.com, en nous gardant
bien de mentionner les dizaines d'autres. Il faut bien avouer
que pour nous, chroniqueurs du web, la tentation est forte
lorsqu'on découvre une mine d’or pareille de
garder jalousement le secret de son existence. Et de temps
en temps, d'en distiller quelques gouttes... Passons. Ce site
est si achevé que nous aurions éprouvé
des remords à vous le débiter en petits morceaux.
Alors voilà, nous avons décidé de vous
remettre les clés du coffre...
Orisinal.com,
on hésiterait presque à vous le présenter
comme un site récréatif, de peur que les plus
occupés d’entre vous ne passent leur chemin.
Ils auraient tort. D'ailleurs, quand nous-même y faisons
halte, ce n’est pas tant pour jouer que pour contempler
béatement et s'aérer l'esprit. Le maître
des lieux, Ferry Halim, est un authentique génie de
la programmation en Flash. Il parvient en quelques dizaines
de kilo octets à peine à produire des effets
impensables. Docteur es interactivité, il excelle de
même en graphisme. Couleurs pastel du meilleur goût,
textures sublimes, dessins simples et efficaces, avec juste
ce qu’il faut de 3D. Ferry Halim a un style bien à
lui.
S’il ne compose pas ses propres musiques, le web designer
a le chic pour dénicher des ritournelles japonaises
qui collent à la perfection avec son univers. Un peu
entêtantes, ces mélodies font penser aux mobiles
que l’on suspend au-dessus des lits de bébé.
Il résulte de ce savant mélange une atmosphère
unique. Les plus jeunes se sentiront chez eux, les adultes
ne pourront rester insensibles à ce parfum d’enfance.
Si la maîtrise technique et artistique de Ferry Halim
nous laisse pantois, c’est encore sur un autre terrain
qu’il nous impressionne le plus : celui de l’imagination.
Ses
jeux reposent sur des principes simples, d’ailleurs,
la plupart du temps, le mode d’emploi qui apparaît
(en anglais) durant le chargement s’avère superflu.
Pourtant, ces jeux, on ne les avait jamais vus ailleurs. Une
grenouille qui saute de nénuphar en nénuphar
pour gober des moucherons, des abeilles à capturer
dans des bulles de savon, un jeu de tir délirant où
l’on doit traire les vaches qui paissent tranquillement,
ou encore cette gamine qui sautille au bord l’eau pour
attraper le reflet des étoiles… Toutes les idées
semblent inédites. Ah bien sûr, ces petits
jeux ne vous tiendront sans doute pas en haleine pendant
des mois, mais même si l’intérêt
ludique s’amenuise au fil du temps, on y revient. Car
ce ne sont pas des jeux mais des poèmes....
[Tijani
Smaoui, L'Internaute]
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