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Bientôt
un Internet 100 fois plus rapide ?
Une équipe de chercheurs a mis au point une technologie
optique qui devrait rendre Internet jusqu'à 100 fois
plus rapide qu'actuellement. Leur secret : les "buckyballs".
Explications. (Août 2004)
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Une
équipe de chercheurs des Universités de Carleton et
de Toronto a mis au point une technologie qui devrait
contribuer à rendre Internet jusqu'à 100 fois plus rapide
qu'actuellement, en exploitant au mieux la vitesse des
fibres optiques. Ils utilisent des "buckyballs", des
molécules comptant 60 atomes de carbone organisées en
forme de cage parfaitement symétrique. Cette structure
nanoscopique tient son nom de Buckminster Fuller, l'inventeur
de la structure géodésique, similaire à celle des "balles"
en question. Un film d'un polymère spécialement développé
pour cette application rassemble ces éléments en un
matériau composite chargé en électrons. Tout faisceau
lumineux le traversant permet alors de contrôler la
direction d'autres faisceaux, donc de constuire des
switchs optiques, sortes d'échangeurs.
Un réseau intégrant cette technologie pourrait approcher
la limite théorique de vitesse des données transportées
par fibres optiques, puisque ce sont les connexions
et les extrémités des fibres qui constituent les goulets
d'étranglement. En particulier, la conversion optique/électronique/optique
imposée aux données transitant pour un switch est une
source de ralentissements particulièrement gênante.
Mais, dans l'immédiat, le switch optique ne sera pas
utile. D'abord parce que ses composants, encore peu
éprouvés, ne résisteraient sans doute pas dans des conditions
de production. Et surtout parce que le matériel nécessaire
à son fonctionnement reste encore à inventer ! En effet,
un ordinateur optique serait nécessaire pour analyser
les données, déterminer leur destination et les orienter
en conséquence. Dans l'état actuel de la technologie,
seul une machine classique, donc électronique et comparativement
lente, peut effectuer ces tâches... ce qui rend inutile
les progrès réalisés sur la partie optique du switch.
L'équipementier américain Infinera semble avoir une
solution intermédiaire à proposer, baptisée "photonique".
Il s'agit d'associer des technologies optiques et électroniques
dans un circuit intégré. Les responsables d'Infinera
se veulent optimistes et comparent l'optique d'aujourd'hui
aux semiconducteurs d'il y a 40 ans, avec la promesse
de progrès déterminants. Mais des observateurs du marché
constatent une faible demande pour les dernières générations
de réseaux, offrant un débit de 40 Gbps... dans ces
conditions, la question de l'intérêt d'une infrastructure
100 fois plus rapide est posée.
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| [Rédaction,
L'Internaute] |
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