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Le groupe Sagem a bien des facettes. Le grand public connaît
la marque pour ses téléphones mobiles, ses télécopieurs
ou pour ses modems ADSL, mais on sait moins que l'équipementier "télécom"
fabrique aussi des imprimantes. Apparues l'an dernier dans la foulée des
premiers "photophones" dont elles récupérent les images
par infra-rouge, ces imprimantes aux dimensions réduites sont exclusivement
dédiées à la photo.
Nous avons eu l'occasion de passer
quelques jours avec le dernier modèle de la gamme, baptisée Photo
Easy 255. Cette imprimante se distingue de la génération précédente
par la présence d'un écran couleur et par l'introduction de "Crystal
Image", une technologie maison d'optimisation des photos. Cependant, la grande
originalité de la gamme réside ailleurs, dans le procédé
d'impression. En effet, contrairement à la plupart des périphériques
du marché, ces imprimantes ne reposent ni sur du jet d'encre, ni sur du
laser, mais sur une voie que les grands constructeurs ont longtemps négligé
: la sublimation thermique.
Disons-le tout net : ce procédé
d'impression procure des résultats impressionnants. Les couleurs sont éclatantes,
les aplats impeccables, les pixels jamais visibles et les détails, très
fins. Malgré les progrès toujours plus spectaculaires du jet d'encre,
les images que produit la sublimation thermique restent selon nous plus convaincantes,
tant en terme de qualité du rendu, que de durabilité.
La
technologie Ici, les consommables ne se présentent pas sous
la forme de cartouches d'encre, mais d'un ruban, tendu entre deux bobines. De
ce ruban, vous ne verrez qu'une infime partie transparente. Mais pour vous donner
une meilleure idée de son fonctionnement, nous avons déroulé
une de ces cartouches. Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir la bobine "évidée"
au premier plan. Comme vous le constatez au second plan, le ruban est alternativement
recouvert des trois couleurs primaires jaune, magenta et cyan. L'encre se présente
à l'état solide sous la forme de couches de cire de 10x15 cm.
La
tête d'impression vient chauffer l'encre pour la transférer par vaporisation.
L'opération se déroule en quatre phases. Lors du premier passage
de la feuille dans les entrailles de la machine est déposée la couche
jaune, puis le magenta à la seconde passe, et finalement le cyan. Contrairement
au jet d'encre qui produit sa palette de couleurs par juxtaposition d'infimes
goutelettes des couleurs primaires, ici les encres sont superposées. Chauffées
à quelques centaines de degrés, elles se mélangent de façon
parfaitement homogène, c'est pourquoi l'on parle parfois d'impression en
tons continus. Lors du dernier passage, un film protecteur est appliqué
à la photo, la protégeant contre les traces de doigt et surtout
contre l'humidité ou même, contre la franche inondation.
Coût
du tirage Le résultat impeccable vaut un tirage photo traditionnel,
mais son coût est autrement plus élevé. Le seul point positif
en la matière est que le prix de revient d'une photo est parfaitement connu.
Les recharges ont en effet une capacité bien précise, indépendante
de la nature des photos imprimées, autrement dit de leur couleur dominante.
En outre, comme les kits de recharge comportent le support d'impression, des feuillets
brillants qui excèdent légèrement le 10x15 cm mais dont le
débord est prédécoupé, on peut précisément
chiffrer le coût du tirage. Il est de 0,75 euros à partir d'une recharge
de 40 photos, et de 0,50 euros à partir d'une recharge de 120.

Ce
coût unitaire peut sembler (trop) élevé à l'heure où
le tirage en labo flirte de plus en plus avec les 0,15 euros, voire les 0,10 euros,
mais l'écart tarifaire avec le jet d'encre est négligeable pour
une qualité supérieure. Quoi qu'il en soit, cela cantonne la Photo
Easy à un certain type d'usage. C'est la machine idéale pour le
professionnel ou l'amateur passionné qui veut tirer des épreuves
irréprochables à tout heure du jour ou de la nuit, un bon outil
de dépannage, pour sortir sur le pouce une photo à un ami, en revanche,
ce n'est pas la machine sur laquelle on sortira les centaines de photos ramenées
de vacances. Deux raisons évidentes à cela : le coût bien
sûr, et la durée moyenne du tirage. Le constructeur indique moins
de 120 secondes par photo, hors transfert du fichier. Lors de nos tests, à
partir d'une carte mémoire, la durée totale oscillait entre 2 minutes
30 et 2 minutes 40, du moment où l'on presse la commande "impression"
à celui où l'on récupère la photo.
Une
dernière précision concernant l'installation
du kit de recharge. Outre le ruban et les feuillets
vierges qui s'installent en un tour de main, le pack
comprend une puce, qui se présente comme une
carte sim de téléphone mobile. Il s'agit
de l'insérer dans une minuscule fente, au dessus
du bac papier avant de remplacer les consommables.
Une méthode simple et efficace pour indiquer
à la machine la capacité de la cartouche.
Le
transfert des images Les moyens de transférer les images vers
cette imprimante sont littéralement pléthoriques. Lecteur Compact
Flash d'un côté, compatible avec les Microdrive comme vous pouvez
le constater sur la photo ci-contre, lecteur SD/MMC, de l'autre, adaptateur fourni
pour lire les récentes cartes XD Picture, support des Memory Stick Sony,
ou des vieillissantes cartes Smart Media, bref, pas un type de support photo n'a
été oublié.
Il n'est pas même besoin
d'extraire la carte mémoire de son appareil pour lancer une impression.
En effet, la Photo Easy 255 dispose d'un port USB spécifique pour le raccordement
aux APN compatibles avec la norme PictBridge. Et ce n'est pas tout : grâce
à l'interface infrarouge intégrée, vous pourrez sans le moindre
câble transférer les images depuis votre "photophone".
Mieux encore, grâce à une clé USB optionnelle, l'imprimante
peut dialoguer par Bluetooth avec téléphones et PC. Dans ce dernier
cas, on lui préférera sans doute le classique port USB2, autrement
plus rapide.
Moralité, la Photo Easy 255 est extrêmement
complète et facile à vivre, à une grosse lacune près
: l'absence totale de pilote pour Mac OS.
Panneau
de contrôle et ergonomie Durant nos tests, nous avons pris le
parti de n'utiliser cette imprimante que de façon totalement autonome,
c'est à dire sans passer par un PC. Force est de constater que l'interface
développée par Sagem est intuitive, agréable à manipuler,
et surtout fort efficace. Le panneau de contrôle s'articule autour d'un
écran LCD, un brin trop étriqué à notre goût,
mais tout de même praticable, dès lors que l'on pousse sa luminosité
au maximum.
Sur la gauche de l'écran, les touches de mise
sous-tension et d'accès à l'ensemble des réglages. Sous l'écran,
un classique pavé directionnel, assorti de boutons de validation/annulation
et les fonctions zoom avant/arrière pour les recadrage. A droite, les touches
impression et "Crystal Image", ornées de pictogrammes évocateurs.
Inutile de détailler le mode de fonctionnement de l'ensemble, les commandes
sont toutes en français et parfaitement intelligibles. L'ergonomie est
plutôt bonne et peut s'adapter aux besoins de chacun, différentes
logiques de travail étant proposées. Ainsi, les plus pressés
pourront se contenter d'enficher une carte mémoire dans l'imprimante et
de presser le bouton imprimer pour obtenir au choix une sortie de l'image en cours,
de la sélection d'images préalablement ajoutés au "panier",
ou de tout le contenu de la carte. A l'inverse, le perfectionniste aura tout loisir
de configurer précisément et individuellement chacune des sorties
avant de lancer l'impression d'un lot.
Les
fonctionnalités On ne s'y attendait pas vraiment vu les dimensions
des tirages, par définition réduites à celles du papier,
pourtant la Photo Easy 255 gère de nombreux formats de sortie : pleine
page en 10x15 cm bien sûr, rapport "4/3" au prix de bords blancs
à découper, tirages de deux, quatre ou huit photos par page comme
sur l'illustration ci-contre, et même planche contact de 20 photos. Toujours
en jouant des ciseaux pour supprimer les bandes blanches, il est possible de simuler
un tirage panoramique, en imprimant l'image sur deux feuillets. Enfin, si l'on
est prêt à scotcher, ou à coller ses photos sur un support
rigide, il est aussi possible de produire des agrandissements A4 (20x30 cm) en
optant pour l'impression d'une image sur quatre feuillets.
Dans
tous les cas, la disposition des images sur la page s'effectue automatiquement
et instantanément ou presque. En fait, notre seul regret quant aux formats
de sortie proposés tient à l'option "avec marges" car
les bordures horizontales et verticales ne sont pas tout à fait de la même
largeur.
Outre
l'écran couleur, la spécificité de ce modèle tient
à l'intégration d'une technologie de retouche d'image maison dénommée
"Crystal Image". Par défaut, cette option est activée,
et optimise le rendu de toutes les images. Il suffit d'une pression pour désactiver
ce mode. On ne connaît pas le détail du traitement appliqué
aux photos, mais il est réel. On imagine que le logiciel intégré
augmente légèrement le contraste et la luminosité des images
pour en gommer les imperfections.
Le bénéfice du
mode "Crystal Image" est d'autant plus grand que son intervention est
discrète. Attention cependant, avec les images qui comportent beaucoup
de matière ou d'irrégularités, mieux vaut désactiver
cette option qui a tendance à lisser le rendu.
Comme sur
bon nombre d'appareils photo, il est possible d'affiner le rendu des images, soit
ponctuellement, soit pour toute une série. Contraste, luminosité,
netteté et saturation sont ainsi ajustables sur +/-2 niveaux par rapport
à la normale. En outre, des effets spéciaux sont proposés
: des modes sépia ou noir&blanc plutôt convaincants, et une option
"cadre" franchement superflue tant les modèles proposés
ternissent le professionnalisme des tirages.
Notre avis
On vous l'annonçait d'emblée, cette
imprimante produit des tirages, certes chers, mais
somptueux. Tant du point de vue ergonomique que fonctionnelle,
elle nous semble bien répondre aux attentes
du photographe passionné qui voudrait disposer
d'un mini-labo à domicile. On regrette simplement
que les utilisateurs de Mac OS soient totalement ignorés,
et l'on espère qu'une version A4 viendra enrichir
la gamme. Pour un usage famillial en revanche, le
coût nous semble rédhibitoire. Autre
petit grief, mais c'est vrai de toutes les imprimantes
de ce type : pourquoi se limiter au format 10x15 cm
quand on sait que la plupart des appareils numériques
(non reflex) produisent des images au rapport 4/3,
soit 11x15 cm ?
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CARACTERISTIQUES
TECHNIQUES
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| Référence |
Sagem
Photo Easy 255 |
| Site |
sagem.com |
| Prix
public |
280
euros (trouver
le meilleur prix) l'imprimante
30 euros, le kit complet pour 40 photos,
59 euros pour 120 photos |
| Couleurs |
16,7
millions de nuance |
| Résolution |
300x300 dpi, équivalent au dire du constructeur
à du 4800x4800 en jet d'encre. Quoi qu'il en soit, la trame est invisible
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| Interface |
- Compact Flash de type I et II, Smart Media, Memory Stick, MMC/SD Card, xD Picture
via l'adapatateur livré.
- Interface USB 2 pour raccordement à
un PC (Windows 98SE/2000/Me/XP)
- Port USB spécifique pour transfert
direct depuis un appareil compatible PictBridge
- Interface Infrarouge
- Interface Bluetooth via un module optionnel |
| Format
photo |
10,1x15,24
cm |
| Dimensions |
20,1x17,4x9,4
cm hors bac à papier |
| Poids |
1,5
kg |
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En savoir plus :
Notre dossier "imprimante photo 10x15"
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