Avant démontage, broyage, ou découpage, tous les composants et
toutes les substances susceptibles d'être dangereuses pour l'environnement ou
la santé doivent être enlevés. Un tube cathodique de télévision
peut ainsi contenir 2 kg de plomb, et le système électronique d'arrêt
automatique d'un réveille-matin contient du mercure, un métal lourd
qui s'accumule dans les milieux terrestres et aquatiques. Sans compter les CFC
dans les appareils frigorifiques, des gaz responsables de la destruction de la
couche d'ozone (remplacés depuis 1995).
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| Nos appareils d'électroménager et multimédia
contiennent de nombreuses substances toxiques lorsqu'ils sont incinérés
ou mis en décharge. Photo © L'Internaute Magazine |
Un tri difficile
Il faut d'abord séparer les différents composants. Pas évident : les différents
plastiques sont par exemple mélangés dans la coque d'un ordinateur. Et pour compliquer
encore les choses, les boîtiers sont souvent munis d'étiquette, de tampons anti-chocs,
ou contiennent des additifs ou des pigments toxiques.
Les métaux sont plus intéressants : ils sont recyclables un nombre illimité
de fois. Les métaux précieux, tels que l'or et l'argent, sont extraits des circuits
imprimés et autres composants par des procédés chimiques, et peuvent être revendus.
Les produits polluants (métaux lourds, huiles, plastiques non recyclabes…)
devront faire l'objet d'un traitement spécial.
A terme, "l'éco-conception" devrait permettre de faciliter le recyclage
en utilisant des matériaux non toxiques et séparables. La directive européenne
sur l'interdiction des substances polluantes fait d'ailleurs tâche d'huile : de
nombreux fabricants de matériel électronique ont choisi d'en tenir compte au niveau
mondial , et la Chine a adopté récemment une loi similaire.