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Par rapport à ses concurrents, l'offre de
la Fnac en matière de téléchargement musical
arrive avec un certain retard. Cela s'explique par
les négociations qu'a menées le groupe
Pinault, propriétaire de la Fnac, avec les maisons
de disque pour fournir à ses clients l'interopérabilité
des fichiers vendus. Suite aux refus de Sony, Apple
et Microsoft de s'entendre, aucun accord n'a pu être
trouvé. Les téléchargements sur
Fnacmusic se font donc au format WMA et le "player"
adapté à leur lecture est donc Windows
Media. La bonne nouvelle, c'est qu'ils sont encodés
dans une qualité beaucoup plus proche de celle
du CD que la plupart de celles proposées par
les autres sites.
1. Une
page d'accueil classique et bien "rangée"
Le site est accessible directement à l'adresse
fnacmusic.com, mais également par un onglet intégré
au site fnac.com. En page d'accueil, il propose d'entrée
de jeu un encart sur la nouveauté du moment,
à savoir le dernier disque de Björk.
Juste a côté, une rubrique "Découvrez
Fnacmusic en quatre étapes" guide l'internaute
de manière très simple.
Le plus : des playlists choisies par des artistes (Corneille,
Diam's, Jean-Louis Murat, etc) ou des personnalités
(Ruth Elkrieff, Robert Ménard) qui humanisent
vraiment le site et donne la touche Fnac. On trouve
aussi des compilations autour d'un thème précis
(les années de sortie des chansons, le sport,
les vacances, etc), les best-sellers et les nouveautés.
Mais la vente n'est pas seulement limitée à
la musique, des liens vers le téléchargements
de vidéos ou de sonneries pour mobiles sont aussi
présents.
2. Une navigation encore perfectible
Une barre de navigation est à la
disposition de l'internaute pour se promener à
travers les différents rayons virtuels. La
recherche par style musical rappelle les bacs du "vrai" magasin,
à ceci près que cela manque encore un
peu d'ordre. Un peu déroutant de classer par
exemple les variétés internationales
dans la partie "rock".
De son côté, le moteur de recherche,
outil indispensable pour trouver son bonheur dans
les énormes stocks du service, s'est révélé
un peu trop tatillon. Par exemple, si vous tapez "Bjork"
sans tréma, vous n'obtenez aucun résultat.
Avec l'orthographe exacte, tout va bien. Moralité,
n'hésitez pas à faire plusieurs recherches
si vous n'êtes pas sûr de l'orthographe
exacte de l'artiste ou de la musique recherchée.
Pratique : les listes alphabétiques d'artistes
peuvent vous aider en cas de doute.
3.
Le catalogue : 300 000 titres en attendant le million
promis
300 000 titres, cela correspond à
l'offre d'un petit magasin Fnac. Rien de très
impressionnant face à d'autres plate-formes
qui en proposent plus du double. Le catalogue devrait
toutefois s'étoffer rapidement pour atteindre
le million de titres au début de l'année
2005. Pour l'instant, Fnacmusic met en avant la variété
française et les labels indépendants.
Et la valeur ajoutée se situe dans les conseils
des vendeurs et dans la sélection de playlists
sympas et souvent originales ("Les chansons qui
chantent les prénoms", "Maman forever",
"Les intemporels" proposés par Jazz
Magazine...). Bon point aussi pour la possibilité
d'écoute de trente secondes d'un titre.
Cependant, on doit déplorer, pour l'instant,
de sérieux "trous" dans l'offre de
téléchargement : pas un seul titre ou
album des Beatles, par exemple.
4. L'achat : pratique
Au fur et à
mesure de la navigation, on peut ajouter ses sélections
de titres ou d'albums dans des playlists personnalisées
pour ensuite les acheter. Ce choix est facilité
par des icônes. Un clic sur "Télécharger
un titre" lance la procédure pour acquérir
un morceau ou un disque en entier.
L'achat se fait par carte bancaire (CB, Visa, MasterCard)
ou par une carte de crédit des enseignes du
groupe Pinault (Printemps, Conforama, Surcouf, Fnac,
etc).
Votre configuration est testée avant l'inscription
définitive au service. Cette précaution
est louable : inutile en effet d'acheter des fichiers
qu'on ne pourra lire ensuite. Il faut posséder
une version récente de Internet Explorer (les autres navigateurs étant refusés)
et ne pas bloquer les pop-ups. Il est également
obligatoire de se servir de Windows Media Player,
les droits des fichiers musicaux téléchargés
étant gérés par le protocole
de Microsoft.
Le site garde en mémoire vos coordonnées
bancaires pour fidéliser ses clients. Il est
peut-être préférable de les effacer
une fois l'achat effectué. Fnacmusic utilise
certes une connexion protégée mais aucune
sécurité n'est inviolable.
Par contre, les paiements effectués sont plutôt
mal indiqués et on n'a pas accès à
un historique des achats.
Le téléchargement
: rapide et efficace
Pour télécharger les titres achetés,
l'internaute a deux solutions : utiliser le gestionnaire
de téléchargement de la Fnac ou bien
rapatrier les morceaux un par un. Même si ils
sont encodés en 192 kb/s et si ils sont par
conséquent un peu plus lourd qu'un fichier
"son" standard, le temps de télechargement
n'excède pas quelques dizaines de secondes
par titre. On peut de toute façon revenir sur
son choix et utiliser ces deux possibilités
alternativement. Bonne idée : l'espace perso
garde en mémoire les morceaux qui n'ont pas
été transférés. De notre
côté, nous n'avons rencontré aucun
problème pour récupérer notre
sélection. Ça fonctionne et plutôt
bien.
L'utilisation : trop limitée
?
Les problèmes commencent en réalité
à l'écoute des morceaux. Avec les restrictions
engendrées par un contrôle strict des
droits d'auteurs, les fichiers WMA ne sont lisibles
qu'avec le lecteur de Microsoft et seulement sur des
baladeurs compatibles. Oubliez donc Winamp ou tout
autre jukebox. On peut opérer un maximum de
cinq gravures et de sept transferts vers d'autres
périphériques portables est toléré,
ce qui est en deçà de ce que propose,
par exemple, l'iTunes Music Store d'Apple (gravure
illimitée). Mais il est vrai que les morceaux
d'Apple ne peuvent s'écouter que sur des baladeurs
iPod de la même marque.
Le bilan
En savoir plus
La
fiche complète de Fnacmusic dans notre comparatif
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