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La plupart des services payants sur Internet
proposent des moyens de paiement traditionnels
et notamment le paiement en ligne par carte bancaire.
Dans ce cas, vous aurez soin d'appliquer aux sites
qui proposent ces services les mêmes critères
de sélection que ceux des boutiques en
ligne (lire
nos conseils). Mais pour rendre le paiement
plus facile, surtout pour des petites sommes,
les sites multiplient les innovations techniques.
Pas toujours facile de comprendre comment ça
marche. Voici le guide de ces nouveaux moyens
de payer en ligne.
1. Activation du service
par téléphone
Le principe Vous n'avez accès au
service que pendant la durée d'un appel
téléphonique surtaxé réalisé
parallèlement à votre surf. Votre
opérateur télécoms vous facture
les communications et en reverse une partie au
prestataire du service.
Comment ça se passe Lors de chaque
accès au service, un code aléatoire
vous est attribué. Sans quitter votre navigateur,
vous devez simultanément appeler un numéro
de téléphone surtaxé et,
à la demande de l'opératrice composer
ce code sur le pavé numérique de
votre téléphone. L'accès
au service est aussitôt déverrouillé
sur le site. Il demeure ouvert tant que vous ne
raccrochez pas. Petite variante sur certains sites
: c'est en ligne qu'il faut saisir le code obtenu
par téléphone.
Ils s'en servent La formule est à
la mode, on trouve de tout parmi ses adeptes,
aussi bien des services professionnels, par exemple
Verif ou Boursorama
(premium), que des sites plus "grand public"
à l'instar de Webhelp (recherche), de Caramail
ou de TF1 pour leur rubrique jeux.
A savoir Pour les internautes qui
se connectent par modem, ce moyen de paiement
nécessite impérativement que l'on
dispose de deux lignes téléphoniques,
la première pour accéder au service,
la seconde pour le déverrouiller. Ce mode
de paiement est donc plutôt adapté
aux utilisations professionnelles (depuis le bureau).
Notre avis La procédure n'est pas
compliquée, mais le recours au téléphone
n'est franchement pas intuitif. Ce mode de paiement
à l'avantage d'être transparent pour
l'utilisateur, le montant de l'opération
étant directement débité
sur sa facture téléphonique. Inconvénient
de taille lorsque la prestation est facturée
à la durée : il est extrêmement
difficile d'évaluer la dépense sur
le coup.
2. Ligne surtaxée
avec kit de connexion
Le principe Pour payer, vous devez être
connecté via un fournisseur d'accès
Internet spécialisé qui passe exclusivement
par une ligne surtaxée. C'est l'opérateur
téléphonique qui facture la prestation
et reverse une partie du montant prélevé
au prestataire de service.
Comment ça se passe Vous devez télécharger
et installer au préalable un logiciel spécifique,
le kit de connexion proposé par le service
payant que vous souhaitez consulter. Pour accéder
au service, vous devez interrompre votre connexion
en cours (avec votre FAI habituel) et la relancer
avec le fournisseur d'accès surtaxé.
Sitôt que vous n'aurez plus besoin d'accéder
à l'espace de navigation payant, vous prendrez
soin de sortir du logiciel, quitte à
relancer votre connexion habituelle pour continuer
à surfer.
A savoir Pour utilisateurs d'un modem
seulement.
Ils s'en servent Des services ont développé
leur propre kit d'accès, par exemple Ludorama.
Mais ils se servent la plupart du temps des prestations
de Easyclic (groupe 9 Télécom) ou
de AvA. Le paiement par kit de connexion spécialisé
est très prisé par les sites pour
adultes.
Notre avis Le fait d'interrompre sa navigation
pour relancer la connexion est plutôt désagréable.
Globalement ces kits de connexion ne nous inspirent
guère confiance, en particulier lorsqu'il
s'agit de solutions propriétaires développées
par des éditeurs de sites X. (Assurez-vous
que le coût de la communication est bien
affiché, que ces kits ne sèment
pas le trouble dans vos configurations Internet
standard et qu'ils ne se connectent pas à
votre insu, c'est extrêmement rare, mais
c'est arrivé).
3. Facturation par votre fournisseur
d'accès
Le principe Le prix du service que vous
achetez est facturé directement par votre
propre FAI en plus de votre abonnement. Le FAI
ayant déjà vos coordonnées,
l'identification est facilitée..
Comment ça se passe Il suffit de cliquer
sur un bouton pour acheter le service, l'identification
est simplifiée à l'extrême
: elle s'effectue soit de façon totalement
transparente (vous vous êtes déjà
identifié au moment de votre connexion
à Internet), soit en saisissant le nom
d'utilisateur (login) et le mot de passe que vous
utilisez pour vous connecter à Internet.
Ils s'en servent Pour l'heure, seuls les
abonnés de Wanadoo et de Club-Internet
peuvent recourir à ce moyen de paiement.
Ces deux FAI s'appuient sur la plate-forme w-HA
(de iPin) qui sert de relais entre le FAI, le
consommateur et de nombreux vendeurs, parmi lesquels
: FaxFacile, QuiDonc, Annu, l'Argus Auto, ou encore
l'éditeur 00h00.com.
A savoir Ce moyen de paiement passe pour
l'un des plus sûrs qui soient, cependant
que l'on achète en ligne ou pas, il impose
plus que jamais que l'on s'abstienne de communiquer
les identifiants de son compte FAI (le fameux
tandem login/mot de passe). En clair, en "prétant"
son accès Internet à un ami, on
lui confie également les cordons de la
bourse. On peut payer via w-HA si l'on n'est pas
abonné de ces FAI mais l'inscription est
particulièrement fastidieuse. Dans ce cas,
c'est w-HA qui vous envoie directement une facture.
Notre avis A priori, la solution de micro-paiement
la plus convaincante : transparente, rapide et
sans risque, chacun y trouve son compte, du vendeur
au consommateur en passant par le FAI. Reste qu'elle
n'est pour l'heure accessible que pour les quelques
50 % d'internautes français abonnés
chez Club Internet ou Wanadoo.
4. Le porte-monnaie
virtuel
Le principe Au lieu de sortir votre carte
bancaire à chaque petite transaction, vous
réglez vos achats en puisant dans un porte-monnaire
virtuel, c'est-à-dire un compte que vous
avez alimenté auparavant à l'aide
d'un moyen de paiement traditionnel (carte bancaire
le plus souvent).
Comment ça se passe L'internaute
crée un porte-monnaie électronique
soit auprès du service en ligne qu'il souhaite
consulter, soit auprès d'une société
spécialisée et l'alimente du montant
de son choix. Pour passer commande sur
un site, il lui suffit de communiquer l'identifiant
et le mot de passe de son porte-monnaie. ce dernier
est alors débité au fur et à
mesure des achats. Variante possible :
l'internaute règle ses achats en indiquant
les références de son porte-monnaie
virtuel, et à la fin du mois, la société
de paiement lui facture la somme des petits montants
prélevés.
A savoir Le paiement préalable se
faisant par carte bancaire, aplliquer les consignes
de prudence habituelles (service connu, conditions
de vente spécifiées, adresse indiquée...)
Ils s'en servent MeteoConsult, Webhelp
ou les journaux en ligne se servent de ce système
pour des achats "à l'acte" (un
article sur Le Monde par exemple).
Notre avis Simple et adapté, mais
le système est si indolore qu'on peut avoir
tendance à épuiser très rapidement
son crédit. Inversement, il faut penser
à se servir de l'intégralité
des unités achetées. A consommer
avec modération... mais avec opiniatreté.
5. La carte prépayée
Le principe Sur le modèle des
cartes forfaitaires vendues par les opérateurs
de téléphonie mobile, un CD-rom
de la forme et de la taille d'une carte de visite
ouvre un accès temporaire à
des sites web payant.
Comment ça se passe Vous achetez
dans un commerce physique (kiosque à journaux,
boutiques spécialisées, etc) une
carte d'accès prépayée à
une sélection de sites. Il suffit d'insérer
cet objet dans le lecteur de CD-rom d'un PC et
de s'authentifier à l'aide des identifiants
inscrits au dos de la carte pour accéder
d'abord à un portail, de là aux
contenus proprement dits. La carte ouvre droit
à un certain forfait horaire, l'utilisateur
peut suivre sa consommation en ligne.
Ils s'en servent Cette solution de paiement
n'en est qu'à ses premiers balbutiements.
On ne dispose pour l'heure que d'une seule application
commerciale, l'eroticard dont le nom décrit
bien la vocation...
Notre avis Au-delà du gadget
marketing, on discerne mal l'apport réel
du CD Rom, du moins avec l'eroticard. Quoi qu'il
en soit, la formule pourrait s'imposer, au moins
sur le marché du X. C'est en effet la seule
technique qui préserve totalement l'anonymat
de l'internaute et lui permette de limiter ses
dépenses. Dans le cadre de services plus
"présentables", la solution ne
manquera pas non plus d'intérêt,
dès lors que le coût de la connexion
Internet sera inclus dans le forfait prépayé.
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