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Pere-noel.fr a été placé
en redressement judiciaire. Que signifie concrètement
cette procédure ?
Le 13 mai, le Tribunal de Commerce de Lyon a prononcé
un "jugement de la procédure collective".
Un administrateur judiciaire nommé par le tribunal
a pris en mains la totalité de la gestion de
l'entreprise. Cet administrateur doit rédiger
un bilan complet de l'entreprise.
Le juge-commissaire chargé de l'affaire a également
nommé un représentant des créanciers
qui doit, lui, d'évaluer la dette de l'entreprise.
Une période d'observation d'un mois a été
accordée par le juge pour que l'administrateur
judiciaire et le représentant des créanciers
puissent accomplir leurs missions respectives.
Que peut-il se passer pendant cette période
d'observation ?
Dans ce type de procédure, on considère
que normalement l'entreprise peut s'en sortir. L'objectif
premier est donc le maintien de l'activité et
des emplois. La boutique en ligne pourrait donc
a priori continuer de fonctionner. [Note de
dernière minute : vendredi dans la soirée,
le site était inaccessible. En page d'accueil
une mention indiquait : "La boutique Pere-noel.fr
est fermée. Les fonctionnalités de suivi de commandes
seront de nouveau disponibles à partir du 27 mai 2003"']
Dans ce cadre, le réglement des dettes de l'entreprise
n'est pas prioritaire : on va plutôt chercher
à apurer le passif de la société
pour permettre la poursuite de l'activité. L'administrateur
judiciaire devra aussi élaborer une solution
de redressement.
Quelles sont les prochaines échéances
?
Une nouvelle audience est prévue au tribunal
de Commerce de Lyon le 10 juin prochain. Trois possiblités
s'offriront alors au juge-commissaire :
- Il peut prolonger la période d'observation
dans la limite de 20 mois en fonction du bilan économique
et social de l'entreprise que lui aura remis l'administrateur
judiciaire. Il peut essayer de déterminer un
certain nombre de solutions comme un échelonnement
des dettes de l'entreprise. Il ne peut par contre pas
y avoir de remise de dette sans l'accord des créanciers.
- Il peut nommer un repreneur qui se serait manifesté
et qui présenterait un plan viable de poursuite
de l'activité. Dans ce cas l'entreprise est souvent
"rachetée" pour l'euro symbolique et
il y a apurement du passif.
- Il peut prononcer une liquidation judiciaire de la
société si l'activité de l'entreprise
est jugée insuffisante pour couvrir ses dettes.
Un mandataire-liquidateur serait alors chargé
de vendre les actifs de l'entreprise pour payer les
créanciers.
Suite de l'interview
: le cas des clients-créanciers
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Me Gérard Haas
est docteur en droit et avocat à la Cour.
Il est également Co-auteur du livre "La
Cybersurveillance dans l'entreprise et le droit
: Traquer, être traqué".
Il participe au site jurisclic.com |
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