| Sécurité
des paiements en ligne |
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David Botvinik, directeur général
de FiaNet
"L'informatique et les voyages sont les
secteurs les plus touchés"
Côté cyberacheteurs, quel genre
de sinistres
devez-vous résoudre?
L'année dernière, nous avons
réglé 500 sinistres déclarés
par des internautes. 90% de ces cas concernaient
des litiges commerciaux, c'est-à-dire des
absences de livraison, des produits endommagés
ou défectueux, des doubles facturations
ou encore des articles ne correspondant pas aux
caractéristiques initiales. En soi, rien
d'alarmant. Ce genre de problème ne date
pas d'hier. Il n'y a pas de risques aggravant
lié à Internet.
Voulez-vous dire que cette méfiance
persistante des internautes à l'égard
des paiements en ligne n'est pas justifiée?
Elle est compréhensible, du fait du manque
d'information relatif au paiement en ligne, mais
n'est pas justifiée dans les faits. La
preuve ! Ces problèmes de logistique et
autres n'ont pas attendu Internet pour se présenter...
Faut-il rappeler que le taux de litiges et de
fraudes reste très faible par rapport aux
millions de transactions faite sur Internet en
France...
Les fraudes existent pourtant sur Internet...
On ne peut pas le nier mais les coordonnées
bancaires utilisées frauduleusement sur
Internet n'ont pas été détournées
en ligne, au cours d'une transaction. Ce sont
des cartes volées offline ou des facturettes
abandonnées qui font le bonheur des fraudeurs
sur Internet. Nous avons déjà eu
des plaintes de consommateurs n'ayant jamais acheté
sur Internet et qui, à leur grande stupéfaction,
ont remarqué sur leur relevé bancaire
une transaction frauduleuse sur le Web ! En France,
nous n'avons jamais eu de cas de bases de données
pillées par des "hackers" ! Le
risque n'est pas nul, je le reconnais, mais demeure
infinitésimal...
Quelles sont les principales cibles de cette
nouvelle génération de fraudeurs
?
Les deux secteurs les plus touchés
sont l'informatique et les voyages. Les fraudeurs,
connaissant bien Internet et l'informatique, vont
plutôt frauder un ordinateur dernier cri,
un home cinema qu'un livre de Victor Hugo ! Mais
je le répète, ces fraudes résultent
surtout de cartes dérobées offline...
Contrairement aux USA, le e-commerce tend
à stagner en France? Quand pensez-vous
que la tendance va s'inverser?
Quand ? Je ne sais pas exactement mais ça
va décoller... Il faut du temps. Quand
on a un animal familier, il faut du temps avant
qu'il ne vienne manger dans votre main. L'image
est peut-être un peu bizarre mais, avec
Internet, c'est un peu pareil. Les gens doivent
prendre des repères. Il ne faut pas les
bousculer. C'est une question d' apprentissage
psychologique... Cela dit, on note déjà
les effets positifs du label Fia-Net. Les retours
des marchands sont très bons. Très
franchement, on ne serait plus là si cela
ne marchait pas. Il y a longtemps que les sites
marchands auraient résiliés leur
contrat...
L'achat en ligne est promis à un bel
avenir alors...
Bien sur ! Il y a tellement d'avantages liés
au
e-commerce. Prenons un seul exemple: les courses.
Finie la corvée des courses le samedi après-midi
au supermarché du coin... Avec 7 millions
d'internautes en France, on a 7 millions d'acheteurs
potentiels. Il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive
pas. On n'est pas là pour diaboliser le
e-commerce.... Bien au contraire !
Propos recueillis le 30/03/01 par Bénédicte
Ruiu
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