Une carrière journalistique sous le signe de l'Orient
Georges Malbrunot est né le 2 avril 1962 à Lapalisse dans l'Allier.
Après des études à l'Institut Pratique de Journalisme et un troisième cycle en Sciences économiques, il commence sa carrière journalistique au quotidien "La Croix", au service politique intérieure.
Très rapidement son travail s'oriente vers le Moyen-orient. Il s'installe à Jérusalem en 1994, quelques mois après le lancement du processus de paix israélo-palestinen. Il couvrira par la suite les grands événements du Moyen-Orient, en tant que pigiste, pour Europe 1 et "Ouest France" de 1994 à 2000, puis pour le "Figaro" et RTL à partir de 2000.
Le tournant irakien
En avril 2003, Georges Malbrunot s'installe à Bagdad après l'offensive américaine et le renversement de Saddam Hussein. Le 20 août 2004, il est enlevé sur la route de Najaf avec son confrère Christian Chesnot. Commencent alors 124 jours de détention et d'angoisse. Jusqu'à la libération, le 21 décembre 2004. Depuis son retour en France, Georges Malbrunot continue son travail de journaliste comme spécialiste du Moyen-Orient au "Figaro". En mai 2005, il a publié avec Christian Chesnot "Mémoires d'otages" chez Calmann Lévy : un témoignage de leur séquestration, traduit en italien et en arabe.
"Mémoires d'otages" : présentation de l'éditeur
20 août 2004 – 21 décembre 2004. Pendant 124 jours, la France a vécu au rythme des annonces quotidiennes qui scandaient les noms de Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Pendant ces mêmes 124 jours, dans un Irak déchiré, les deux hommes souffrent, connaissent peur et espoir, tentent de saisir dans les yeux et la voix de leurs gardiens le sort qui leur est réservé. Ballottés de cache en cache, les deux otages vont vivre durant quatre mois une expérience singulière et douloureuse. Dans ce livre, ils nous confient les émotions et les préoccupations les plus intimes de leur captivité. Soucieux de dire ce qui n'a que peu été exprimé jusqu'alors, ils abordent les nombreuses questions que l'on se pose : suffit-il de recouvrer la liberté et de rejoindre les siens pour quitter le statut d'otage ? De quel prix un journaliste de terrain paie-t-il cette liberté ? Quelles sont les limites du fameux syndrome de Stockholm ? Comment s'opère le retour à cette vie qu'on dit normale ? Revient-on indemne d'un tel choc psychologique ?
Mais au-delà de leur propre histoire, aussi forte soit-elle, ils ont tenu à mener, dès leur retour en France, leur propre contre-enquête auprès des principaux acteurs de l'ombre.
Dans cet ouvrage, Christian Chesnot et Georges Malbrunot nous révèlent au quotidien les négociations souterraines, l'action des services spéciaux comme celle des politiques, les secrets du processus qui a abouti à leur libération.
"Mémoires d'otages" de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, chez Calmann-Levy, paru en mai 2005, 260 pages, 19 euros.
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