Son dernier ouvrage "L'aube, le soir, la nuit" sur la campagne électorale de Nicolas Sarkozy est annoncé comme l'événement de la rentrée littéraire. Portrait.
Des planches à la plume
Fille d'un ingénieur juif mi-russe mi-iranien et d'une violoniste hongroise, tous deux ayant fui le communisme soviétique, Yasmina Reza grandit en France dans un milieu artistique et cosmopolite. Pianiste pour le plaisir, comme son père, la jeune femme, qui écrit depuis l'enfance, se destine plutôt au théâtre. Deux licences de sociologie et de théâtre en poche, elle fait ses premiers pas sur les planches en 1982, dans Que les gros salaires lèvent le doigt ! de Denys Granier-Deferre. Mais en 1984, alors qu'elle suit les cours de théâtre Jacques Lecoq, elle échoue à l'entrée du Conservatoire, et "de rage", écrit sa première pièce, Conversations après un enterrement, inspirée de l'uvre de Nathalie Sarraute. Présentée en 1987 au théâtre de la Villette, la pièce lui vaut son premier Molière.
"Art" de l'écrit
C'est en 1994, avec la pièce Art, interprétée par Pierre Vaneck, Pierre Arditi et Fabrice Lucchini, qu'elle connaît son premier grand succès public. Couronnée de deux Molières, la pièce, traduite en une trentaine de langue, est reprise à Londres et Broadway avant de faire le tour du monde. Tout en continuant à écrire pour le théâtre et le cinéma, Yasmina Reza publie en 1999 son premier roman, Désolation. Ses uvres se succèdent avec autant de succès au théâtre (Trois versions de la vie, Une pièce espagnole, Le Dieu du carnage) qu'en librairie (Adam Haberberg, Nulle part, Dans la luge d'Arthur Schpenhauer). Avec son dernier ouvrage L'aube, le soir, la nuit, elle signe "un portrait littéraire" de Nicolas Sarkozy qu'elle a suivi pendant plusieurs mois pendant sa campagne présidentielle. Trés attendu, le livre, d'ores et déjà sortis à 100 000 exemplaires, ne devrait pas démentir la réputation de l'auteur.
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