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Un "Dreamliner" le 30 novembre 2012 sur le tarmac de l'aéroport de Los Angeles (Photo Kevork Djansezian/afp.com)

Mercredi 09 janvier 2013, 11h04
Le "Dreamliner", dernier long courrier en date du constructeur aéronautique Boeing, a été affecté par trois incidents depuis lundi qui entachent à nouveau la réputation de cet avion plombé par les problèmes techniques et très en retard sur son calendrier de livraison.

Mercredi, la compagnie japonaise All Nippon Airways (ANA) a annulé un vol effectué par un Boeing 787 au départ de Yamaguchi (ouest) en direction de Tokyo-Haneda, en raison d'un problème de frein, a indiqué un porte-parole de l'aéroport local.

Le vol n'a pu être effectué car il fallait remplacer une pièce de frein du train d'atterrissage arrière-gauche, a-t-il précisé.

L'avion ANA bloqué à Yamaguchi était arrivé plus tôt dans la journée de Tokyo et devait y retourner dans l'après-midi, mais la pièce détachée nécessaire n'était pas disponible à Yamaguchi pour une réparation immédiate, selon les explications du porte-parole.

Lundi, un 787 qui avait atterri à Boston (est des Etats-Unis) en provenance du Japon a été l'objet d'un début d'incendie: de la fumée a été détectée à bord d'un avion de la compagnie Japan Airlines, duquel les passagers avaient déjà débarqué. Une enquête formelle des autorités américaines a été ouverte.

Dans un communiqué, le constructeur américain explique que l'incident est survenu "pendant le nettoyage de l'avion" et a été attribué à "la batterie utilisée pour démarrer le turbo générateur auxiliaire", destiné à l'alimentation électrique à bord.

"Nous travaillons étroitement avec l'agence américaine de sécurité des transports (National Transportation Safety Board), nos clients et d'autres agences gouvernementales" pour étudier le problème, a commenté Boeing.

Mardi, c'est une fuite de carburant qui est survenue sur un autre vol de Japan Airlines, alors que l'appareil roulait vers la piste de décollage. Environ 40 gallons (près de 150 litres) de carburant se sont échappés. "L'appareil est actuellement en cours d'analyse et les raisons de ce problème technique n'ont pas été confirmées", a pour sa part noté une porte-parole de JAL, par courriel.

JAL est, aux côtés de sa concurrente et compatriote ANA, l'une des plus importantes compagnies clientes de Boeing, avec 45 Boeing 787 commandés (et 20 supplémentaires en option).

Boeing n'avait pas encore répondu aux demandes de commentaires de l'AFP sur ce second incident.

Par ailleurs, selon le Wall Street Journal, qui cite une source proche du dossier, la compagnie United Airlines a elle aussi découvert des connexions électriques mal installées sur l'un de ses six 787 lors de vérifications lancées à la suite du début d'incendie de lundi.

Un Boeing 787 de la Japan Airlines le 26 mars 2012 à Everett aux Etats-Unis (Photo Stephen Brashear/afp.com)

United a confirmé à l'AFP avoir mené un examen de ses appareils mais pas avoir trouvé des problèmes de cables.

"Les investisseurs marchent sur des oeufs" L'action a perdu 2,63% à 74,13 dollars mardi, après avoir déjà chuté de 2% la veille.

Ces nouveaux problèmes surviennent alors que Boeing est en train d'accélerer la production de son Boeing 787 pour tenter de rattraper plus de trois ans de retard dus à une série d'incidents techniques qui plombent ce programme depuis son lancement.

En décembre, deux fuites de carburants avaient déjà été signalées sur un 787 et avaient entraîné l'ordre des autorités américaines d'examiner toute la flotte de Dreamliner en circulation.

Pour la banque Jefferies, la perte de plus d'un milliard de dollars de capitalisation boursière de Boeing "semble surestimer les inquiétudes" d'autant que "la flotte des 787 continue à fonctionner normalement".

"Toutefois, bien que chaque incident soit petit, collectivement ils ont le potentiel d'influencer les taux de (...) fiabilité" de l'avion", ajoutent les analystes de Jefferies dans une note. "Nous ne pensons pas qu'il y ait besoin de revoir l'appareil de manière substantielle ou de faire un rappel sur cet avion (...), mais les investisseurs marchent sur des oeufs à propos de ce programme très en vue".

"Les investisseurs ont peur que cela amène à des annulations de contrats" et surtout que "l'un de ces incidents se transforme en accident, ce qui serait beaucoup plus grave", renchérit Gregori Volokhine, stratège boursier de la maison de gestion d'investissement Meeschaert New York.

L'an dernier, Boeing a livré 46 Dreamliners, après 3 en 2011, mais il a perdu 12 commandes nettes à cause des retards et problèmes techniques récurrents de l'appareil.

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