Partager cet article

RSS
Envoyer Imprimer
Des manifestants en faveur du mariage homosexuel, le 19 janvier 2013 à Strasbourg, dans l'est (Photo Patrick Hertzog/AFP)

Samedi 19 janvier 2013, 21h56
Les partisans du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels ont mobilisé samedi des milliers de personnes dans de nombreuses villes de province, revendiquant en particulier 8.000 manifestants à Toulouse ou 6.000 à Strasbourg.

Les chiffres sont voisins de ceux enregistrés à la mi-décembre quand les partisans du mariage homo avaient revendiqué 50.000 manifestants au total en province et 150.000 à Paris (60.000 selon la police).

On est loin de la montée en masse à Paris organisée le 13 janvier par les opposants, avec le soutien de l'UMP et de l'Eglise catholique, qui avaient rassemblé 340.000 personnes d'après la police, 800.000 à un million selon les organisateurs.

Les partisans du "mariage pour tous" auront cependant eux aussi leur manifestation nationale dimanche 27 janvier à Paris deux jours avant l'ouverture du débat au Parlement.

"Nous prouverons de nouveau avec cette manifestation que cette question est soutenue par beaucoup de gens, bien au-delà des personnes homosexuelles. En effet, en permettant l'égalité des droits, c'est toute la société qui progresse", estime Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT.

Un partisan du mariage pour tous manifeste à Marseille le 19 janvier 2013 (Photo Anne-Christine Poujoulat/AFP)

Samedi l'appel à manifester en province a été relayé par les syndicats (CFDT, UNSA, CGT, FSU, Solidaires...), par les associations de défense des Droits de l'Homme (Ligue des droits de l'Homme, SOS Racisme...) et aussi par les partis politiques (Parti socialiste, EELV, Front de Gauche...).

Seule fausse note dans la mobilisation socialiste, la fédération de Haute-Garonne n'appelait pas à la manifestation de Toulouse, en raison de la place importante accordée à la procréation médicalement assistée (PMA) dans l'appel, alors que le gouvernement a souhaité reporter ce débat à une prochaine loi sur la famille.

Le PS s'est ainsi fait railler dans le cortège qui a attiré 3.000 personnes selon la police et 8.000 personnes selon les organisateurs: "le PS roupille, les fachos dégoupillent" résumait une banderole, tandis que les organisateurs lançaient régulièrement: "La PMA vous divise, elle nous unit".

Mais, partout en France, ce sont l'Eglise catholique et les défenseurs de la famille traditionnelle qui se sont attirés le plus de quolibets, de nombreux manifestants relevant notamment que "Jésus aussi avait deux papas".

A Lille, où ont défilé de 1.600 à 2.500 personnes, des pancartes réclamaient "les mêmes droits que les homophobes, pas leur avis".

"Contrairement à nos opposants qui sont dans la haine on est dans le progrès sociétal", expliquait à l'AFP Frank Danvers, président de LGP (lesbian & gay pride) Lille.

Des manifestants venus soutenir le projet de loi sur le mariage homosexuel dans les rues de Strasbourg, le 19 janvier 2013 (Photo Patrick Hertzog/AFP)

A Strasbourg, autre point fort de la mobilisation, avec 4 à 6.000 manifestants suivant les évaluations, le président du centre LGBT Jean-Philippe Restoueix, affirmait "qu'on ne veut pas créer une fracture entre les deux camps", mais beaucoup dénonçaient "l'homophobie" et "l'oppression hétéropatriarcale".

A la différence de Toulouse, on remarquait à Strasbourg plusieurs élus socialistes en tête de cortège dont le premier adjoint au maire Robert Hermann et la députée européenne Catherine Trautmann, ancienne maire de la ville.

Dans la même région on comptait aussi un millier de manifestants environ à Nancy.

A Bordeaux, sous la pluie battante, les manifestants étaient un millier selon la police et de 3 à 4.000 selon les organisateurs.

A Nice, ils étaient de 1.500 à 3.000 suivant les évaluations. A Marseille la mobilisation a été très modérée avec 1.800 personnes selon la police, mais les élus socialistes étaient présents.

Le député socialiste Patrick Mennucci était venu dire aux manifestants "d'avoir confiance" et s'efforçait de rassurer les déçus de la PMA en déclarant: "Cela viendra plus tard, dans une loi famille".

Dans l'Ouest, le plus important cortège relevé par les journalistes de l'AFP a marché à Nantes avec 3.000 manifestants selon la police.

A Quimper, on ne comptait que 500 manifestants, mais parmi eux le député socialiste du Finistère Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois, qui a promis un débat parlementaire riche.

"Comme nous prévoyons une stratégie d'obstruction de l'opposition nous avons prévu de travailler même le week-end. Il y a toujours la possibilité que des amendements soient adoptés, à condition d'enrichir le texte, pas d'en combattre la philosophie", a-t-il déclaré à un correspondant de l'AFP.

Envoyer Imprimer

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2014 Agence France-Presse. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Toute l'actualité A la Une   Haut de page
 
Votre avis sur cette publicité

Sondage

SNCF : Faut-il supprimer des gares TGV pour faire des économies ?

Tous les sondages

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters