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Des soldats français dans l'Adrar des Ifoghas, dans le nord du Mali, le 16 mars 2013 (Photo Kenzo Tribouillard/afp.com)

Jeudi 28 mars 2013, 21h56
Le président François Hollande a assuré jeudi qu'il serait "intraitable" pour la tenue d'élections au Mali fin juillet, tout en précisant le calendrier de retrait des forces françaises dans ce pays, qui devraient diminuer de 4.000 actuellement à un millier d'hommes d'ici la fin de l'année.

"Nous voulons qu'il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet. Et ça, nous serons intraitables là dessus. Deuxièmement, il faut qu'il y ait ce dialogue avec toutes les composantes de la société malienne", a assuré François Hollande, lors d'un entretien à la chaîne de télévision publique France 2.

Le président a démenti que la France cherchait des candidats pour la prochaine élection présidentielle malienne. "Le temps où la France désignait des chefs d'Etat en Afrique est révolu", a-t-il dit.

Le président français, qui est aussi le chef des armées, a précisé le calendrier de retrait des soldats français déployés au Mali, qui sont aujourd'hui plus de 4.000.

"A la fin du mois d'avril, nous allons nous retirer. En juillet, il n'y aura plus que 2.000 soldats au Mali. A la fin de l'année, un millier de soldats seront présents", a déclaré M. Hollande.

"Nous avons atteint nos objectifs" au Mali, a aussi affirmé M. Hollande, à l'exception de la libération des 15 otages français (dont l'un est présumé mort) en Afrique, notamment au Mali.

Il a rendu hommage aux soldats "exemplaires", auxquels il a fait part de son "admiration".

Dans un premier temps, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait évoqué un début de retrait en mars du contingent français. Puis le président François Hollande avait promis une diminution du nombre des soldats "à partir du mois d'avril" sans donner de chiffres.

L'armée française a perdu cinq soldats depuis le début de la guerre le 11 janvier pour empêcher une avancée vers le sud du Mali des groupes islamistes armés qui occupaient le nord de ce pays depuis neuf mois, y commettant de nombreuses exactions.

L'opération a permis la reprise des villes du nord du Mali, mais les jihadistes résistent encore dans le nord-est du pays, dans le massif des Ifoghas et dans la région de Gao, la plus grande agglomération du Nord.

L'avenir politique du Mali, dirigé par un pouvoir de transition depuis près d'un an, reste incertain malgré la promesse d'élections en juillet, un objectif qui semble difficile à atteindre, le nord du pays occupé en 2012 par des islamistes restant encore en partie à sécuriser.

Le président par intérim Dioncounda Traoré et son Premier ministre Diango Cissoko, sous la pression de leurs partenaires internationaux, expriment désormais à l'envi leur intention d'organiser des élections présidentielle et législatives en juillet.

Les députés maliens ont voté fin janvier une "feuille de route" pour l'après-guerre qui, en plus d'appeler à des élections rapides, prône une discussion avec certains groupes armés du Nord dans le cadre de la "réconciliation nationale".

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