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Des observateurs quittent le siège de l'ONU le 7 mai 2013 près de Qunetra sur le plateau du Golan (Photo Menahem Kahana/AFP)

Mercredi 08 mai 2013, 10h48
Un groupe armé a capturé quatre observateurs philippins de l'ONU qui patrouillaient au Golan, dans la zone-tampon entre Israël et la Syrie, où le chef de la diplomatie iranienne est venu mardi apporter le soutien de Téhéran à Damas.

Sur le plan diplomatique, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a indiqué à l'issue d'entretiens à Moscou avec son homologue américain John Kerry que la Russie et les Etats-Unis s'étaient entendus pour inciter le régime syrien et les rebelles à trouver une solution politique, ainsi qu'à encourager l'organisation "au plus vite" d'une conférence internationale sur la Syrie.

Un "groupe inconnu" retient prisonniers quatre observateurs philippins de l'ONU sur le plateau du Golan, a indiqué mardi une porte-parole de l'ONU.

Ces membres de la FNUOD (Force de l'observation du désengagement sur le Golan), ont été capturés près de la localité de Al-Jamlah, a précisé la porte-parole, Joséphine Guerrero.

Sur leur page Facebook, les rebelles de la "brigade des martyrs de Yarmouk" affirment avoir pris ces casques bleus au moment où des violents combats se déroulent dans la région, lors d'une "opération pour (les) protéger" des bombardements et des combats.

La page montre la photo des quatre hommes portant des gilets pare-balles bleus, dont trois avec l'inscription "UN" et "Philippines".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG syrienne, a confirmé de violents combats dans la région.

En mars dernier, le même groupe rebelle avait revendiqué la capture dans cette même zone de 21 observateurs philippins, qui avaient été relâchés au bout de trois jours.

La FNUOD est chargée depuis 1974 de faire respecter un cessez-le-feu sur le plateau du Golan, région du sud-ouest de la Syrie occupée en grande partie par Israël.

Plus de 4 millions de déplacés

En visite à Damas, le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi, dont le pays est un allié du régime syrien, a affirmé qu'il fallait empêcher Israël d'agir à sa guise, selon la télévision syrienne.

Un membre de l'ONU à l'entrée du siège de l'ONU, le 7 mai 2013, près de Qunetra sur le plateau du Golan (Photo Menahem Kahana/AFP)

Il faisait référence aux raids aériens israéliens qui ont visé vendredi et dimanche des sites militaires près de Damas et dont certains abritaient, selon des sources israéliennes, des armes en provenance d'Iran et destinées au mouvement chiite libanais Hezbollah. Téhéran avait démenti que des armes iraniennes s'y trouvaient.

"Le temps est venu de dissuader l'occupant israélien de mener de telles agressions contre les peuples de la région", a dit M. Salehi qui a été reçu par le président Bachar al-Assad.

"L'Iran se tient aux côtés de la Syrie face aux agressions israéliennes", a-t-il souligné.

Pour sa part, le président Assad a affirmé que le peuple syrien et son armée étaient "en train d'obtenir d'importants résultats dans le combat contre le terrorisme" et étaient "capables d'affronter les opérations aventureuses israéliennes qui sont l'une des formes du terrorisme qui vise la Syrie".

De son côté, le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon, a affirmé que son pays ne "s'impliquait pas dans la guerre civile en Syrie" mais continuerait à empêcher le transfert d'armes perfectionnées au Hezbollah.

"Nous avons fixé des lignes rouges, parmi lesquelles le transfert d'armes perfectionnées à des organisations terroristes comme le Hezbollah et d'autres, ou d'armes chimiques, ou la violation de notre souveraineté le long de la frontière", a indiqué M. Yaalon dont les propos étaient retransmis par les radios israéliennes.

L'ONU a indiqué avoir demandé à Israël de cesser ses survols du Liban, qui ont augmenté ces derniers jours à la suite des raids israéliens en Syrie.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est un allié des rebelles, a lui dénoncé ces raids, les qualifiant d'"inacceptables".

Outre les dizaines de milliers de morts en plus de deux ans, le conflit a fait 4,25 millions de déplacés, sur une population de 22 millions, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).

Le plus grand nombre de déplacés se trouve à Alep, deuxième ville du pays, puis dans la campagne autour de la capitale Damas, selon l'Ocha.

Plus de 1,4 million de Syriens se sont par ailleurs réfugiés dans les pays voisins, selon Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU.

Par ailleurs, La Syrie était mardi quasiment coupée du réseau internet, ont constaté des entreprises américaines qui surveillent le trafic mondial sur le web.

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