Envoyer Imprimer
François Hollande à l'Assemblée nationale, le 7 mai 2008 à Paris (Photo Pierre Verdy/AFP/Archives)

Mercredi 02 juillet 2008, 21h45
Le premier acte du Congrès de Reims s'est joué mercredi lors d'une séance-marathon où une vingtaine de ténors socialistes sont montés au créneau pour exposer leur credo et présenter leurs "contributions", lors d'une grand-messe dont le PS a le secret.

Au total, 21 contributions générales, exposant analyses et propositions sur la politique du parti, ont été déposées par des chefs de courants ou barons locaux.

Justifiant la profusion de contributions, le premier secrétaire François Hollande a filé la métaphore botanique: "C'est normal qu'il y ait des multiples fleurs qui s'épanouissent mais à un moment, il faut qu'il y en ait un qui rassemble le bouquet".

Il a fait connaître son propre texte au dernier moment et a été le premier intervenant. Le député de Corrèze a posé trois conditions pour que le PS soit à même de présenter une alternative à la droite: "gagner la bataille des idées", présenter un projet "crédible" et "non une addition de toutes les revendications", réussir "la cohérence à gauche".

Lors de cette séance-marathon de trois heures dans un grand hôtel parisien, les signataires de chaque texte, déjà médiatisé largement, ont résumé successivement en huit minutes maximum leurs propositions.

Martine Aubry lors de la présentation de sa contribution pour le congrès du Parti socialiste, le 25 juin 2008 à Paris (Photo Bertrand Guay/AFP/Archives)

Pour le maire de Paris, Bertrand Delanoë qui, selon un tirage à sort, intervenait le deuxième: "Ce que nous prônons, c'est une efficacité de gauche, pas un catalogue démagogique qui se délite au contact du réel mais un projet au service d'un vrai changement".

Le maire qui n'a pas déclaré ses ambitions, a dit que le Congrès de Reims ne doit pas désigner le candidat PS à la présidentielle de 2012.

"Notre Congrès commence ce soir", a lancé Pierre Moscovici, qui présente un texte au nom des Strauss-kahniens et des amis d'Arnaud Montebourg.

Pour lui, également "le choix du candidat doit intervenir le moment venu. Le moment n'est pas en 2008!. C'est en 2011!", a-t-il déclaré.

Pour la maire de Lille, Martine Aubry, soutenue par les puissantes fédérations du Nord et du Pas-de-Calais, "il faut un projet de clarification, il ne sert à rien de se rassembler pour se rassembler", appelant à retrouver "une gauche collective et joyeuse, créative et solidaire".

La plupart des ténors étaient là, à l'exception de Laurent Fabius, et de Ségolène Royal en déplacement au Québec.

Bertrand Delanoë devant les militants socialistes, le 25 juin 2008 à Paris (Photo François Guillot/AFP/Archives)

La réunion présentait au total peu d'enjeu, les textes ne donnant pas lieu à un vote des militants. "C'est un peu comme au Tour de France, des échappées, un peloton, mais pas de vainqueur émergent", commentait une élue parisienne.

Les choses sérieuses vont commencer: après les contributions, les rapprochements en vue de futures motions, à déposer avant le 23 septembre." "Les jeux sont ouverts", commente-t-on dans les couloirs.

20h: la séance est close. Gérard Collomb, maire de Lyon, dit : "nous continuerons sur cette même tonalité d'écoute et de partage". Le même, présentant sa contribution, avait affirmé que "dans ce Congrès, les militants attendent le débat, mais redoutent le combat".

"Ne nous plaignons pas que le débat ait été ouvert, a déclaré M. Hollande après la rencontre. Les motions, textes sur lesquels les militants vont voter seront "beaucoup moins". "Je ne vais pas vous donner le chiffre. Ce serait déjà une indication de sortie du Congrès!", a-t-il plaisanté.

Envoyer Imprimer

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2008 Agence France-Presse. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Toute l'actualité Politique   Haut de page
 
 
Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters
Selon l'association Familles rurales, le budget mensuel "Fruits et légumes" des ménages ne cesse d'augmenter. Le constatez-vous ?

Oui

Non

Je ne consomme pas de fruits et légumes

Je ne sais pas

Tous les sondages

Accueil

Connexion

Mon compte

Déconnexion

rechercher