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Dominique de Villepin, entouré par ses avocats, arrive pour être entendu par les juges au tribunal de Paris, le 11 octobre 2007 (Photo Bertrand Guay/AFP/Archives) |
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Jeudi 17 juillet 2008, 19h00
L'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, a formulé une nouvelle demande de non-lieu dans l'affaire Clearstream de dénonciation calomnieuse, a indiqué jeudi à l'AFP un de ses avocats, Me Olivier d'Antin.
Mes d'Antin et Luc Brossollet ont sollicité ce non-lieu dans une lettre adressée jeudi aux juges d'instruction Henri Pons et Jean-Marie D'Huy et publiée par MediaPart.
Les magistrats ont bouclé le 3 juillet leur enquête après avoir mené quelques investigations supplémentaires, à la demande du parquet, sur le rôle présumé de M. de Villepin dans la transmission de listings falsifiés à la justice au printemps 2004.
Dans leur lettre, les deux avocats estiment que le non-lieu pour leur client "s'impose de plus fort aujourd'hui, le supplément d'information n'ayant amené aucun élément d'aucune sorte susceptible de constituer quelque charge que ce soit contre" M. de Villepin.
Ce supplément d'information, effectué en un mois, a notamment consisté en une nouvelle - et brève - audition de M. de Villepin au pôle financier du palais de justice de Paris.
Les juges soupçonnent M. de Villepin d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy en l'accusant, avec d'autres personnalités, de posséder des comptes occultes chez Clearstream. Le président de la République est partie civile dans le dossier.
Le parquet avait justifié sa demande de complément d'information en expliquant qu'en l'état du dossier les charges n'apparaissaient "pas suffisantes" pour justifier le renvoi devant le tribunal correctionnel de M. de Villepin, mis en examen pour complicité de dénonciation calomnieuse.
Il avait en revanche considéré que les charges étaient suffisamment étayées pour justifier le renvoi devant le tribunal des quatre autres mis en examen dans le dossier: le "corbeau" présumé Jean-Louis Gergorin, Imad Lahoud, Denis Robert et l'ancien auditeur d'Arthur-Andersen Florian Bourges.