Envoyer Imprimer
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner à Gori, le 10 octobre 2008 (Photo Vano Shlamov/AFP)

Vendredi 10 octobre 2008, 19h18
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a estimé vendredi lors d'une visite en Géorgie que Moscou avait respecté ses engagements de retrait, tout en soulignant que ce n'était que le "début d'un long processus".

"Les Russes devaient être partis des zones adjacentes, ils le sont (...) Ils ont respecté leurs promesses", a déclaré M. Kouchner, dont le pays qui préside l'Union européenne (UE), a négocié le retrait russe à la suite de la guerre entre Moscou et Tbilissi en août.

L'armée russe a quitté les zones de Géorgie adjacentes aux territoires séparatistes géorgiens d'Ossétie du sud et d'Abkhazie le 8 septembre, soit deux jours avant la date butoir prévue dans l'accord du 8 septembre.

Le président russe Dmitri Medvedev a lui aussi déclaré que son pays avait "rempli tous ses engagements", à l'issue d'un sommet de la CEI (onze ex-républiques soviétiques) à Bichkek.

Si les Russes sont partis des zones tampons, M. Kouchner a reconnu qu'ils n'étaient "pas encore" revenus, en Ossétie du Sud et en Abkhazie, sur les lignes antérieures au conflit avec la Géorgie, le 8 août.

"Ce n'est pas la même étape", a-t-il toutefois souligné, expliquant qu'il en serait question au cours des pourparlers sur la sécurité dans la région, qui doivent débuter à Genève le 15 octobre.

Retrait des forces russes de Géorgie (Photo Francis Nallier/AFP)

Les forces russes sont entrées massivement dans les deux territoires séparatistes lors du conflit et Moscou qui a reconnu depuis leur indépendance, entend y maintenir 7.600 hommes au total, soit au moins deux fois plus qu'au début de la guerre.

Elles sont aussi restées dans le district d'Akhalgori (Ossétie) et dans les gorges de Kodori (Abkhazie), qui étaient sous le contrôle de l'armée géorgienne avant le conflit.

Tbilissi veut le départ de toutes les forces russes de ces deux régions.

Dans la matinée, M. Kouchner s'est rendu dans un véhicule blindé de la mission de surveillance de l'UE dans l'ancienne zone tampon adjacente à l'Ossétie du Sud.

Il s'est arrêté à Karaleti, où les Russes avaient installé l'un de leurs principaux barrages, puis à Tkviavi, dans un poste de police géorgien. Il a ensuite rencontré quelques habitants qui avaient fui les bombardements et venaient de se réinstaller dans leur village, et visité un camp de réfugiés à Gori (centre).

Il devait rencontrer plus tard le président géorgien Mikheil Saakachvili.

A une journaliste qui soulignait que le retrait des soldats russes sur leurs positions antérieures au début des hostilités était prévu dans l'accord du 8 septembre, M. Kouchner a répondu: "Les phrases, c'est quelque chose, la réalité, ça en est une autre".

"Rien n'est parfait, c'est un long chemin". "Nous sommes au début du processus, un long processus qui se fera étape par étape. Il faut que les discussions commencent et il ne faut relâcher ni la pression, ni l'intérêt international", a-t-il encore dit.

Soldats russes et observateurs français de l'UE, le 8 octobre 2008 au poste de contrôle de Kventakosa (Géorgie) (Photo Vano Shlamov/AFP)

Parmi les sujets qui seront évoqués à Genève, M. Kouchner a notamment cité les questions des personnes déplacées par le conflit et du district d'Akhalgori qui compte quelque 7.000 habitants.

Les autorités géorgiennes considèrent que la Russie n'a pas respecté son engagement à se retirer de Géorgie en restant à Akhalgori.

A un journaliste qui lui demandait s'il considérait que Moscou avait violé l'accord en y maintenant des troupes, M. Kouchner a répondu: "Vous avez une autre solution? Non!". Cela se fera "étape par étape", a-t-il ajouté.

M. Kouchner a également indiqué que les autorités sud-ossètes et abkhazes serait "évidemment présentes" à Genève "pour parler des réfugiés". "Mais elles ne seront pas présentes au début" des pourparlers, a-t-il précisé.

"Pour nous, il est essentiel que dès le début et à tous les niveaux, nos partenaires d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud participent (aux discussions) parce que cela les concerne directement", a réaffirmé de son côté M. Medvedev.

Envoyer Imprimer

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2008 Agence France-Presse. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Toute l'actualité Politique   Haut de page
 
 
Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters
La SNCF a annoncé qu'elle ajournait son projet de réforme du fret pour éviter un conflit social. A-t-elle eu raison ?

Oui

Non

Je ne sais pas

Tous les sondages

Accueil

Connexion

Mon compte

Déconnexion

rechercher