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Le président vénézuélien Hugo Chavez et la chancelière allemande Angela Merkel, le 16 mai 2008 à Lima (Photo Juan Carlos Solorzano/AFP) |
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Samedi 17 mai 2008, 07h41
Le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré vendredi à Lima qu'il s'était excusé auprès de la chancelière allemande Angela Merkel de l'avoir insultée dimanche dernier et qu'il l'avait embrassée en signe de réconciliation.
Peu après la photo officielle de la cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement qui assistaient au sommet Union-européenne/Amérique latine, M. Chavez s'est approché de Mme Merkel pour l'embrasser et lui demander pardon.
"Cristina (Kirchner, la présidente argentine) était là", "Je lui ai fait une bise, ainsi qu'à la chancelière allemande, à laquelle j'ai dit: 'Pardonnez-moi, voilà ma main si j'ai été dur'", a déclaré M. Chavez à l'agence de presse officielle péruvienne Andina.
"Je ne suis pas venu pour me disputer ici, j'ai été content de tendre la main à la chancelière allemande, on s'est fait la bise", a ajouté le président vénézuélien.
Selon l'agence Andina, M. Chavez a annoncé que Mme Merkel l'avait invité à se rendre en Allemagne et qu'il aurait accepté.
Toutefois une source gouvernementale allemande a affirmé à l'AFP que "M. Chavez n'avait pas été invité par le gouvernement allemand". Tout cela a été rapide est confus et Mm Merkel n'a pas compris ce que lui disait son interlocuteur qui parlait en espagnol, ajoute la même source.
La polémique entre Mme Merkel et M. Chavez avait débuté la semaine dernière lorsque la chancelière avait critiqué le dirigeant vénézuélien, disant qu'il ne pouvait pas parler au nom de l'Amérique latine. M. Chavez avait riposté en accusant Mme Merkel d'appartenir à la même droite allemande qui avait soutenu Hitler.
Mme Merkel avait rejeté jeudi à Brasilia une éventuelle médiation du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour mettre fin à la querelle.
Plus de cinquante chefs d'Etat et de gouvernement, ou leurs représentants, étaient réunis vendredi à Lima pour un sommet UE-Amérique latine consacré notamment à la lutte contre la pauvreté, au réchauffement climatique et aux relations commerciales.