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30 novembre
Saint Andrea
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Le retour du Clemenceau à Brest > En savoir plus
 ACTUALITE 
Mai 2006

L'odyssée maritime du Clemenceau

Après 3 ans de feuilleton judiciaire, 4 mois et demi de périple en mer, le porte-avion Clemenceau est revenu dans sa ville natale de Brest, pour être démantelé. Gros plan sur le destin tourmenté de l'ancien fleuron de la marine française.
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Retour à la case-départ pour le "Clem" : 45 ans après avoir vu le jour dans la rade de Brest, l'ancien fleuron de la marine française, rebaptisée "coque Q790" a rejoint l'épi 4 de la base navale bretonne, au terme d'une odyssée de plus 18 000 km.

© Sirpa Marine

"Coque recherche port d'attache pour démantèlement"
Désarmé en 1997, débaptisé en fin 2002, puis vendu à une société espagnole, l'ex-Clemenceau devait d'abord être désamianté en Espagne. Mais en 2003, l'opération a tourné au fiasco. La coque, rapatriée à Toulon, a finalement quitté la France le 31 décembre 2005, pour être démantelée en Inde. Mais depuis des mois déjà, plusieurs associations contestaient la "délocalisation" du chantier. Le feuilleton judiciaire du Clemenceau ne faisait que commencer.

Chronologie
Octobre 2003 L'Etat confie le navire à la société panaméenne Ship Decommissioning Industries Corporation (SDI)
Novembre 2004 - septembre 2005 Les sociétés, Technopure et Prestosid retirent 115 tonnes d'amiante de la coque à Toulon, selon le ministère de la Défense.
Mars 2005 Ban Asbestos France et l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva) assignent l'Etat et SDI en justice pour empêcher le départ du Clemenceau en Inde.
31 décembre 2005 Départ de Toulon pour le chantier naval indien Shree Ram Vessels Scrap Ltd, après le rejet par le tribunal administratif de Paris de la demande de suspension du transfert du Clemenceau.
23 janvier 2006 Entrée dans le Canal de Suez après un premier refus de l'Egypte le 12 janvier, en raison des risques toxiques.
8 février 2006 La Commission européenne donne un mois à Paris pour éclaircir les conditions du transfert du Clemenceau en Inde : elle suspecte une violation de la convention de Bâle qui interdit l'exportation de déchets dangereux.
13 février 2006 L'Inde interdit au porte-avion l'accès à ses eaux territoriales
15 février 2006 Le Conseil d'Etat, saisi par des mouvements écologistes, suspend le transfert, conformément aux recommandations du commissaire du gouvernement.
Jacques Chirac décide le rapatriement par le cap de Bonne-Espérance
17 mai 2006 Arrivée de la coque Q790 à Brest.

Un feuilleton diplomatico-judiciaire
Au cœur du débat : l'interdiction faite aux pays signataires de la convention de Bâle de 1989 d'exporter des déchets dangereux comme l'amiante. Sur les 22 000 tonnes de ferraille de la coque Q 790, le ministère de la Défense estime qu'il ne reste que 46 tonnes de matériaux amiantés, contre 500 à 1 000 tonnes, selon l'organisation écologiste Greenpeace.

L'affaire prend aussi un tour diplomatique quand l'Egypte refuse au Clemenceau l'accès au Canal de Suez. Le passage coûtera finalement 200 000 dollars supplémentaires à la France. Puis, le 13 février, l'Inde interdit l'accès du Clemenceau à ses eaux territoriales.
L'ancien porte-avion erre au large de la côte indienne alors que la visite officielle de Jacques Chirac en Inde est imminente : la situation semble bloquée.

L'issue sera trouvée deux jours plus tard : le Conseil d'Etat, saisi par 4 associations (le Comité anti-amiante Jussieu, Andeva (Association nationale de défense des victimes de l'amiante), Ban Asbestos et Greenpeace-France) demande la suspension du transfert. Commencent alors 3 mois de rapatriement vers le port naval de Brest, via le Cap de Bonne-Espérance. Le coût total de ce périple est estimé à 12 millions d'euros.

Désamiantage sous haute surveillance
A son arrivée à Brest le 17 mai, l'ex-Clemenceau a été amarré à l'épi 4 Est, autrefois réservé aux porte-avions. Deux journées ont été prévue pour les opérations d'accostage par 8 "aussières" (câbles d'amarrage) aux 3 "coffres" (bouées en dur). L'inspection du bateau et sa mise en sécurité doivent durer deux semaines : 140 marins examineront l'état de la coque et ses quelque  2 800 locaux.

Après sélection d'un expert indépendant, une seconde phase d'expertise doit débuter à la mi-juillet et jusqu'à l'automne, pour "établir le diagnostic complet des matériaux potentiellement dangereux se trouvant encore à bord", a indiqué le ministère de la Défense et "déterminer les risques que pourrait faire courir la coque à l'environnement (...) et définir l'ampleur du chantier de dépollution".

Au début de l'automne 2006, le service de soutien de la flotte lancera une procédure de marché public pour le démantèlement de la coque Q790. La notification du marché doit intervenir en décembre 2007, selon le ministère de la Défense, qui s'engage a libérer le port de Brest pour le rassemblement de grands voiliers qui doit y avoir lieu en 2008.

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 Claire Planchard, L'InternauteActualité
 
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