Bien que ses plus fidèles partisans y croient toujours, Dominique de Villepin se déclare pour l'instant "sans ambition présidentielle".
"Dans l'action jusqu'en 2007"
Durement touché par la crise du CPE, le Premier ministre commence toutefois à remonter dans les sondages, bénéficiant par ricochet de la récente amélioration de la cote de popularité de Jacques Chirac. Il est probable que l'embellie sur le front du chômage et la reprise de la croissance lui profitent dans les prochains mois. Pour la rentrée 2006, il a mis en route plusieurs nouveaux chantiers : amélioration du pouvoir d'achat, réduction des déficits publics, réforme de la fiscalité, fusion GDF-Suez
Une candidature en marge ?
Face au risque d'un plebiscite en faveur de Nicolas Sarkozy lors de la désignation du candidat UMP, Dominique de Villepin semble décidé à résister jusqu'au bout. Bien qu'il se défende d'utiliser son image et celle de sa famille à des fins politiques, le bouillonnement médiatique autour de ses deux aînés ne peut que susciter l'intérêt des Français. Une communication plus efficace, une famille photogénique, le soutien de parlementaires chiraquiens influents, tels sont les avantages de Dominique de Villepin pour la course à l'Elysée. En cas d'échec à l'investiture de l'UMP en janvier 2007, il aura toutefois la possibilité de se présenter en dehors de son parti, et de mener campagne sans appui financier ni logistique.
Un pari risqué, mais que Dominique de Villepin pourrait choisir de relever.