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Dossier > Comment devient-on un saint ? > La béatification

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La deuxième étape est la béatification. Celle-ci a lieu au Vatican, où la Congrégation pour les causes des saints étudie, à son tour, le dossier transmis par le diocèse.

Qui compose la Congrégation pour les causes des saints ?

Cette Congrégation de la Curie romaine est composée d'un collège de cardinaux et d'évêques, présidé par un préfet (un cardinal) assisté d'un secrétaire (un évêque). Le secrétaire dispose lui-même de rapporteurs et de consulteurs, le plus souvent des historiens ou des théologiens, pour examiner chaque élément du dossier. Au cours de la procédure, le promoteur de la foi, équivalent de l'avocat général, a pour mission de ne laisser aucune zone d'ombre dans la vie du serviteur de Dieu, et donc de souligner tout ce qui pourrait être défavorable à sa cause. Il est l'"avocat du diable" !


Charles de Foucauld
Charles de Foucauld, élevé au rang de bienheureux par Benoît XVI, le 13 novembre 2005. Photo © Petites soeurs de Jésus

Le positio

Dans un premier temps, le dossier est résumé par un membre de la congrégation pour devenir le positio. Puis dans un second temps, ce document passe entre les mains des théologiens qui doivent rendre un premier avis favorable. Il est ensuite confié aux évêques et cardinaux.

 

» Le martyr. Si l'avis du collège est également favorable, le Saint Père décrète alors l'"héroïcité" du serviteur de Dieu et celui-ci est déclaré "vénérable". Si le vénérable est également reconnu martyr, il devient aussitôt un "bienheureux".

 

» Le premier miracle. Dans le cas contraire, il faut qu'un miracle dû à son intercession soit reconnu pour qu'il y ait béatification. Lorsque le miracle en question est une guérison extraordinaire, une commission de médecins doit attester du caractère scientifiquement inexplicable de la guérison. Puis, une commission de théologiens se prononce enfin sur le caractère miraculeux de la guérison. Après délibération et vote, la Congrégation confie le dossier au pape, car lui seul peut décider de la béatification.

Le bienheureux fait alors l'objet d'un culte public, généralement associé à un lieu précis ou à une famille religieuse spécifique.

 

L'un des derniers béatifiés français est le Père Charles de Foucauld. Né aristocrate fortuné, orphelin dès son plus jeune âge, il embrasse une carrière de militaire. Très vite, il se passionne pour le Maghreb, puis la Terre Sainte. Après avoir passé trois ans à Nazareth, il devient prêtre dans le but d'aider les plus démunis de cette région du monde. Puis, il poursuit sa quête de Dieu auprès des touaregs, et crée un ermitage pour les chrétiens et les musulmans. Finalement, celui qui voulait mourir en martyr est assassiné par des rebelles devant la porte de son ermitage en 1916. Il aura fallu attendre 89 ans avant qu'il soit élevé au rang de bienheureux. La cérémonie de béatification avait été prévue, dans un premier temps, le 15 mai 2005, pour la fête de la Pentecôte. A la suite de la mort de Jean-Paul II, elle avait été reportée au 13 novembre 2005. Le miracle attribué à Charles de Foucauld est la guérison d'une femme atteinte d'un cancer des os.

 

» Lire la page suivante : la canonisation

 

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