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Saint tout de suite
"Santo subito!", scandait la foule réunie sur la place Saint-Pierre le jour des obsèques du souverain pontife. Si les normes habituelles au sein de l'Eglise catholique imposent un délai de cinq ans entre la mort et l'ouverture du procès en canonisation, Benoît XVI, poussé par l'adage médiéval "Vox populi, vox Dei" (la voix du Peuple est la voix de Dieu), a engagé un processus de canonisation "express" dès le 13 mai 2005, deux mois seulement après le décès de Jean-Paul II.
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| Rencontre entre le pape Jean-Paul II et la Mère Teresa . Photo © L'Osservatore Romano |
Un précédent récent
Auparavant, le même Jean-Paul II avait autorisé une dérogation semblable pour l'ouverture du procès en béatification de Mère Teresa. La procédure d'examen du dossier de la "petite sœur des pauvres" avait été lancée, fait exceptionnel, deux ans seulement après sa mort. Celle qu'il considérait comme "un don de Dieu aux plus pauvres des plus pauvres" a aussi bénéficié du procès en béatification le plus rapide de l'histoire de l'Eglise catholique.
Première étape pour Jean-Paul II
Au cours de la première étape du processus, l'évêque du diocèse de Rome a mené une grande enquête, notamment à Cracovie (Pologne), région d'origine de Karol Wojtyla, pour constituer un épais dossier, contenant l'intégralité des écrits du pape, des centaines de "témoignages de sa sainteté", ainsi que les preuves d'au moins un "miracle présumé". Au total des dizaines de milliers de pages, amassées et étudiées en un temps record, moins de deux ans, ont été remises, le 2 avril 2007, à la Congrégation pour les causes des saints, au Vatican.
Mais Jean-Paul II ne pourra pas déroger à la phase vaticane. Son cas se trouve désormais parmi des milliers d'autres, dans l'anti-chambre de la béatification : la Congrégation pour les causes des saints. Toutefois, il paraît certain que Benoît XVI fera tout ce qui est en son pouvoir pour accélérer son passage devant le collège des cardinaux et des évêques.
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