La séparation de l'Eglise et de l'Etat

La séparation de l'Eglise et de l'Etat © Victor Soares - Fotolia.com

Avec la loi de 1905, la IIIe République réalise l'idéal républicain de laïcisation de la société. Depuis 1516, le concordat organisait les relations entre la France et l'Eglise. La religion catholique est majoritaire, religion d'Etat et la richesse du clergé fait des envieux. Le mouvement révolutionnaire de 1789 remet en cause la suprématie religieuse. En 1789, les biens du clergé sont nationalisés, les prêtres doivent signer la nouvelle Constitution civile et en 1795, l'Eglise doit subvenir seule à ses besoins. Mais Bonaparte fait marche arrière avec le concordat de 1801 qui redonne à l'Eglise une influence en France. A partir de 1870, l'anticléricalisme se développe en France. De nombreux politiques notamment socialistes et radicaux s'unissent contre l'ascendance de l'Eglise dans un contexte d'Affaire Dreyfus qui attise les passions. Le gouvernement français conteste de plus en plus les décisions du Vatican et leurs relations deviennent exécrables jusqu'à la rupture diplomatique en 1904. Au terme de débats longs et houleux, la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat est adoptée le 3 juillet 1905, fortement soutenue par le député Aristide Briand. La France laïque reconnaît la liberté de conscience et le libre exercice des cultes mais n'en finance désormais plus aucun.  

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