En 2011, 21 centres d'enseignements supérieurs français figurent parmi le classement des 500 meilleurs dans le monde. Les cinq meilleurs établissements tricolores sont Paris Sud, Pierre et Marie Curie, à Paris, l'Ecole Normale Supérieure de Paris, l'université d'Aix-Marseille 2 et Paris Diderot.
Ce palmarès, appelé "classement de Shanghai" par les médias, est réalisé chaque année par l'université Jiao Tong de Shanghai. Il est essentiellement basé sur des critères de performance en recherche et développement. Ce choix découle de l'histoire même de ce classement, lancé à l'origine dans le but de comprendre les causes du fossé qui sépare les universités chinoises des grandes universités américaines. La recherche est rapidement apparue comme l'un des facteurs clés de la réussite des meilleures universités du monde. Il existe quatre grands critères : qualité de l'institution (nombre de prix Nobel parmi les chercheurs par exemple), qualité de l'éducation (nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les anciens élèves), publications (nombre d'articles scientifiques) et taille de l'institution (rapport entre sa performance et sa taille).
Pour chaque indicateur, un score de 100 points est attribué à l'université dont les performances sont les meilleures. Les points obtenus par les autres établissements sont ensuite calculés au pro rata en fonction de cet indice maximal. D'autres subtilités rentrent ensuite en ligne de compte : un Prix Nobel décroché entre 1991 et 2000 aura par exemple plus de poids qu'un Prix Nobel obtenu durant la décennie précédente.
Cette année, le trio de tête a un peu changé : il ne s'agit plus de Harvard, Berkeley et Stanford, mais de Harvard, Stanford et du MIT, toujours trois institutions américaines. La France, qui comptait 22 établissements dans la précédente enquête, n'en a plus que 21 (Aix-Marseille 1 ne figure plus dans le classement).
Plus d'informations sur ce classement (pages en anglais) : Shangai ranking