La création d'un Haut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères
et la Politique de sécurité, sorte de ministre des Affaires étrangères européen,
répond aussi à une logique d'unité.
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Michel Barnier sera-t-il le futur Haut représentant
pour l'Union ? © L'Internaute / Agathe Azzis
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Mettre fin à la cacophonie
Eviter la cacophonie et les dissonances sur les grands sujets internationaux
est une priorité pour renforcer la position de l'Union européenne sur la
scène internationale. L'intervention américaine en Irak en 2003 a laissé
des séquelles. Longtemps le divorce entre alliés des Etats-Unis (Royaume-Uni,
Pologne, Espagne, Italie, Portugal) et pays de la "Vieille Europe" (France
et Allemagne) a handicapé les relations entre l'UE et ses partenaires. Comment
négocier quand dans son propre camp les différents acteurs sont divisés ?
Politique étrangère, relations extérieures,
sécurité commune...
Aujourd'hui, deux personnages sont en charge de la politique étrangère
de l'Europe : le Haut représentant de l'Union européenne pour la Politique
étrangère et de sécurité commune, poste occupé par Javier Solana. Et le Commissaire
européen chargé des Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, qui s'est
illustrée cet été lors de la libération des infirmières et du médecin bulgares.
Avec le traité de Lisbonne, les deux fonctions sont fusionnées pour donner
plus de pouvoirs à ce super "haut représentant" (les Britanniques ont refusé
l'appellation de ministre des Affaires étrangères), puisqu'il sera aussi
vice-président de la Commission européenne et présidera le Conseil des ministre
des Affaires étrangères des 27. Tout comme Bernard Kouchner au Quai
d'Orsay, il disposera d'un véritable service diplomatique européen (dont
les contours n'ont toutefois pas été encore définis).
Un Français est sur les rangs pour occuper ce poste : l'ancien ministre des
Affaires étrangères du gouvernement Raffarin, Michel Barnier (lire
son interview d'avril 2007).
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un Parlement renforcé