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Signé à Rome le 29 octobre 2004 par les chefs d'Etat et de gouvernements des 25 pays membres, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe était destiné à remplacer les traités précédents. Soumis ensuite à ratification, le projet de réforme avait connu un coup d'arrêt à la suite des "non" français et néerlandais. Si le traité de Lisbonne apporte bien les réformes attendues, notamment institutionnelles, il n'est pas une constitution européenne.

Cela ressemble à une constitution, mais...

Signature du traité de Lisbonne
 
Etre européen en 2009. © Ricardo Oliveira / Cabinet du Premier ministre portugais
 

Ce nouveau traité se limite, comme les traités d'Amsterdam (1997) et de Nice (2001), à modifier les traités existants, c'est-à-dire le traité sur l'Union européenne et le traité de Rome. C'est un traité modificatif ou réformateur.

En revanche, comme la constitution d'un Etat, ce traité régit le fonctionnement et la répartition des pouvoirs entre les différentes institutions.


La symbolique des mots
Pourquoi avoir abandonné la dénomination "constitution" ? Plusieurs pays comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont estimé que l'appellation avait contribué à l'échec du précédent traité. La constitution étant l'apanage des Etats souverains, les eurosceptiques ont vu là le premier pas vers un Etat fédéral et une limitation de la souveraineté de chaque Etat membre. D'autres symboles de la souveraineté étatique ont aussi été abandonnés comme les termes "ministre des Affaires étrangères" ou "loi", ainsi que les symboles de l'Union, devise, hymne ou encore drapeau, qui ne figurent pas dans le traité de Lisbonne.

» Lire la suite : L'Union, dotée de la personnalité juridique

 


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