Peut-on identifier les auteurs des appels malveillants ?

Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, a été l'objet de menaces au téléphone. © ILHAMI/SIPA

Entre 1981 et 1983, c'est-à-dire avant le drame, la famille Villemin a reçu plus de 700 appels anonymes. Au bout du fil, une voix rauque proférant des menaces à l'encontre des parents de Jean-Marie Villemin, envers sa femme Christine ou son fils Grégory. Le corbeau prend le plus souvent la défense de Jacky, l'un des frères de Jean-Marie, qu'il estime rejeté par l'ensemble de famille. Les gendarmes conseillent à l'époque aux victimes d'enregistrer les appels, puis met en place un système d'écoutes. Les appels cessent. Après la mort de Gregory, les enquêteurs ne parviennent pas à identifier l'auteur ou les auteurs des coups de fil, ni même à savoir si la (ou les) voix appartien(nent) à un homme ou une femme. Malgré de nouvelles expertises assistées par ordinateur au début des années 2010, le corbeau de l'affaire Grégory n'a pas pu être confondu. La mauvaise qualité de ces enregistrements anciens rend leur identification difficile.

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