DSK : "sodomie", "boucherie"... Les détails scabreux de sa vie sexuelle dévoilés

DSK : "sodomie", "boucherie"... Les détails scabreux de sa vie sexuelle dévoilés L'ouverture du procès du Carlton (re)met notamment en lumière les pratiques sexuelles de Dominique Strauss-Kahn. Avec des détails qui pourraient avoir leur importance judiciaire.

Le mot a été prononcé pour la première fois à l'audience ce mercredi 11 février 2015. Et c'est une avocate de DSK, Me Beaulieu, qui a parlé la première de "sodomie". Elle interrogeait Jade, une prostituée venue raconter à la barre une "boucherie" à laquelle elle avait assistée mais aussi sa relation avec l'ancien directeur du FMI un soir de 2009 en Belgique. Alors quelle évoquait pudiquement une "pénétration" sans consentement explicite, "plus que désagréable" et une "déchirure", l'avocate de DSK est parvenue à lui faire perdre ses moyens en utilisant ce mot, autrement plus cru. DSK suivra à la barre, niant vouloir imposer à ses partenaires des "choses désagréables" et affirmant n'avoir pas perçu la détresse de sa partenaire ce soir là. Il rappellera aussi que le France ne punit plus de "pratique sexuelle dévoyée" depuis longtemps.

C'est pourtant bien les pratiques sexuelles de DSK qui alimentent le procès du Carlton depuis maintenant plus d'une semaine, mais aussi l'affaire dans son ensemble depuis beaucoup plus longtemps. A l'ouverture du procès, Libération se faisait l'écho d'une audition datée de mars 2012 et lors de laquelle une autre prostituée racontait, elle aussi, un épisode douloureux. Dans l'article, le quotidien avait décidé de ne rien cacher la vie sexuelle de Dominique Strauss-Kahn, quitte à dévoiler la vérité dans toute sa crudité. "Je m'étais allongée sur le lit et lui était sur moi, racontait à l'époque cette femme. Pendant notre rapport, j'ai senti qu'il tentait de me sodomiser. Je lui ai alors dit de ne pas continuer car je ne pratiquais pas la sodomie [...]. En plus, il n'avait pas de produit lubrifiant. C'est alors que David Roquet [ex-directeur d'une filiale du groupe Eiffage, il comparaît lui aussi dans le procès Carlton, ndlr] a donné un pot de crème hydratante à DSK, puis David Roquet m'a tenue sur le lit pour que la sodomie puisse se réaliser alors que je ne voulais pas. Le rapport sexuel avec DSK s'est terminé par cette sodomie qui pour moi était violente". Cet épisode avait, un temps, laissé croire à un viol. Mais la fille s'est par la suite déclarée consentante dans une lettre envoyée aux enquêteurs.

DSK : des rapports sexuels "brutaux"

En 2011, dans un article sur "l'effarante double vie" de DSK, l'Express lui aussi n'hésitait pas à verser dans le scabreux, retranscrivant le témoignage d'une autre prostituée. "J'ai eu des rapports sexuels avec DSK dans le duplex. Je me souviens qu'il s'agissait de rapports brutaux avec sodomie. Il ne m'a pas violentée, mais on sentait qu'il aimait les rapports de force." L'ordonnance de renvoi, l'acte qui met un terme à l'instruction et qui renvoie l'affaire devant un tribunal, livre elle aussi les détails les plus intimes de la sexualité de DSK. 210 pages parfois très trash et détaillées, qui ont offusqué certains journalistes. "Cette ordonnance, c'est '50 nuances de gris', explique Valérie de Senneville, du journal Les Echos. Il y a une sorte de complaisance de la part des juges à s'étendre sur des détails pornographiques que je trouve assez dérangeante."

Y figurent notamment de nombreuses scènes de sodomie, ce qui fait écrire au JDD que cette pratique sexuelle est "la grande vedette du procès". Mais ce qui apparaît de prime abord comme un simple détail aux accents voyeuristes pourrait en fait influencer la destinée du procès. Car les juges d'instruction écrivent, dans cette même ordonnance, que le goût pour "ce type de pénétration sexuelle [...] même parfois refusé par des prostituées" peut "nécessiter de recourir à des professionnelles rémunérées". Et donc, en clair, participerait à établir que DSK ne pouvait pas ignorer que les filles était des prostituées, contrairement à ce qu'il a toujours prétendu.

En vidéo - Dominique Strauss-Kahn comparaît avec treize autres prévenus devant le tribunal correctionnel pour "proxénétisme aggravé" dans l'affaire dite du Carlton de Lille, dont le procès s'est ouvert le lundi 2 février.

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