Ancien juge emblématique du Pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris, Renaud Van Ruymbeke a mené de nombreuses enquêtes comme celle du financement occulte du PS en 1991.
En charge de l'affaire des frégates
C'est quand il est en charge de l'affaire des frégates de Taïwan que le juge Van Ruymbeke devient l'un des principaux protagonistes de l'affaire Clearstream. En mai puis en juin 2004, il reçoit plusieurs courriers anonymes visant à attirer son attention sur près de 1000 comptes bancaires de personnalités françaises qui auraient profité de rétrocommissions. Fin 2004, l'enquête démontre que les listings de Clearstream sont falsifiés, des noms de personnalités ayant été ajoutés. L'affaire est donc classée sans suite en mai 2005.
Rattrapé par Clearstream ?
Mais depuis septembre 2004, des plaintes ont été déposées pour dénonciation calomnieuse. Nicolas Sarkozy se porte notamment partie civile en 2006 et l'affaire se poursuit, y compris pour le juge Van Ruymbeke. S'il n'est pas convoqué au procès Clearstream, ce dernier est entendu, en mai puis en octobre 2007, par le Conseil supérieur de la magistrature.
On lui reproche des "manquements" pour avoir rencontré secrètement, et en dehors de toute procédure, l'auteur présumé des lettres anonymes, Jean-Louis Gergorin, en avril 2004. Renaud van Ruymbeke aurait en outre caché, jusqu'en mai 2006, le nom du "corbeau" présumé aux juges chargés de l'affaire Clearstream. Une simple "réprimande", la sanction minimale, a été demandée le 25 octobre 2007 par le CSM. Le verdict a été reporté à la fin du jugement de Clearstream. La procédure le concernant a été relancée en mars 2011.
La vidéo
Un extrait du 19/20 de France 3 revenant sur l'audition du juge Van Ruymbeke au Palais de justice de Paris le 25 octobre 2007 :