Que sont devenus ces nazis ? Harry Mannil, fortune en Amérique latine

Ancien membre de la police politique estonienne, il était accusé d'avoir livré des Juifs et des communistes aux nazis. Après la guerre,  il aurait fait fortune au Venezuela. 


Il aurait "acheté l'immunité et la respectabilité avec des paiements financiers".

Harry Mannil où l'art d'échapper à la justice. Durant la guerre, il était membre de la police politique estonienne. Durant l'occupation de l'Estonie, il aurait arrêté des communistes et des Juifs, les livrant aux nazis avant que ceux-ci ne soient exécutés. L'ancien policier était accusé, notamment pas le centre Simon Wiesenthal, qui traque les anciens criminels de la Seconde guerre mondiale, d'avoir été un "collaborateur" des nazis et d'avoir participé activement aux arrestations et interrogatoires de Juifs et de militants communistes. L'homme était interdit de séjour aux Etats-Unis du fait de ces accusations. Une enquête en Estonie a blanchi l'ancien policier, fautes de preuves. Mais le centre Simon-Wiesenthal dénonce l'inaction des autorités estoniennes envers un homme qui a "acheté l'immunité et la respectabilité avec des paiements financiers". Car Harry Mannil aurait fait preuve de générosité pour vivre libre.

 

Un mécène, amateur d'œuvres d'art

 

Harry Mannil est décédé au Costa Rica.

L'homme soupçonné de collaboration avec les nazis et de complicité dans le massacre des Juifs a vécu en Amérique latine. Ce collectionneur d'art aurait élu domicile depuis les années 1950 au Venezuela, où il aurait fait fortune. Le riche mécène aurait alors financé des fondations culturelles en Estonie et dans son pays d'accueil. Ce n'est pas au Venezuela mais au Costa Rica qu'Harry Mannil est décédé, en janvier 2010. Il y aurait vécu les dernières années de sa vie.

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