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Un long engagement associatif
Née en 1950, Claude Hury se décrit volontiers comme "une femme qui défend depuis toujours le respect et la liberté de l'individu." Longtemps engagée en sein du planning familial, cette enseignante retraitée a pris des responsabilités au sein de l'ADMD en 1998. Mais son "engagement philosophique" en faveur de la dépénalisation de l'euthanasie remonte au début des années 1980 : "Il date des années 1984-1985, après la mort d'une belle-soeur atteinte d'un cancer du sein
qui s'est généralisé six ans plus tard, et qui nous avait annoncé sa décision de ne pas vouloir souffrir et aller "jusqu'au bout"... Apparemment elle a trouvé une oreille compatissante auprès de l'équipe médicale !" explique-t-elle.
La création de l'ADMD
Cette expérience personnelle est survenue quelques années après la création de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité : en mai 1980, l'ADMD voit en effet le jour sous l'impulsion de l'écrivain Michel Lee Landa, auteur d'une tribune libre, "Un droit", parue dans "Le Monde" l'année précédente.
L'ADMD compte aujourd'hui quelque 40 000 membres.
Elle est représentée à l'échelon départemental par une centaine de délégations, lesquelles recouvrent la quasi totalité du territoire national.
Elle est présidée par Gérard Payen, pneumologue en exercice.
Un comité de parrainage soutient son action. Il réunit des personnalités du monde politique (Véronique Neiertz, députée et ancien ministre, Jean-Luc Romero,
conseiller régional d'Ile-de-France et
secrétaire national de l'UMP...), scientifique (l'astrophysicien Hubert Reeves, le biologiste et professeur au Collège de France Etienne Baulieu, le
physicien et Prix Nobel
Pierre-Gilles de Gennes...), littéraire (Régine Deforges, Viviane Forrester, Gilles Perrault...) et philosophique (André Comte-Sponville, Michel Onfray...).
Inscrire ses revendications dans la loi
Au sein de l'ADMD, Claude Hury poursuit le combat de l'association pour faire inscrire ses revendications dans la loi : le droit de lutter contre la douleur et de refuser l'acharnement thérapeutique, deux revendications "historiques" de l'ADMD ont ainsi été inscrites dans la loi du 4 mars 2002 et dans celle du 22 avril 2005.
La loi sur la fin de vie de 2005 a aussi pris en compte la revendication d'un "testament de vie" : le corps médical doit désormais tenir compte des directives anticipées qu'aurait pu établir, moins de trois ans auparavant, un patient se trouvant dans l'incapacité de s'exprimer.
L'association milite aussi activement en faveur de la dépénalisation de l'euthanasie pour "aider à mourir lorsque l'individu le demande et qu'il estime que ses conditions de vie ne sont plus tolérables et qu'il n'y a plus d'espoir d'amélioration" souligne Claude Hury.
Après avoir soutenu le Docteur Chaussoy et Marie Humbert, l'ADMD organise aujourd'hui des réunions de soutien au Docteur Laurence Tramois et
à l'infirmière Chantal Chanel renvoyées devant la cour d'Assises de Périgueux dans une affaire d'euthanasie active (lire notre article).
En savoir plus :
» Le dossier de l'Internaute : L'euthanasie en débat
» Le site de l'Association pour le droit à mourir dans la dignite (ADMD)
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