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Mars 2006

John Paul Lepers : "Bernadette Chirac a pris le dessus".

Journaliste engagé et décalé, John Paul Lepers livre un portrait à sa façon de la "reine de France", Bernadette Chirac. Il a répondu à vos questions sur "Mâdame", la politique, et sur le journalisme d'investigation, mercredi 1er mars.
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Comment avez-vous décidé de faire un livre sur Bernadette Chirac ?
John Paul Lepers J'ai décidé de faire un livre parce que j'avais décidé de faire un film qui n'a pas été diffusé par Canal +. Voici donc un livre à défaut d'un film.

A la fin du livre, vous lui écrivez une lettre. Elle a répondu ?

Non, j'attends toujours sa réponse.

"[Bernadette Chirac] mélange quelquefois sa place d'élue de Corrèze avec son statut de femme du Président."

Que peut nous apporter ce livre ?
C'est, pour la première fois, un regard équilibré sur Bernadette Chirac, ni partisan, ni courtisan. Nous constatons qu'elle fait du bon travail dans les hôpitaux mais ce que l'on sait moins, c'est qu'elle mélange quelquefois sa place d'élue de Corrèze avec son statut de femme du Président. Résultat : il y a confusion des genres et "Madâme" peut prendre ses désirs pour des réalités.

Y a-t-il des choses que vous n'avez pas écrites dans le livre, faute de preuves ?

Dans le livre, il y a des choses qui ne sont pas certaines mais que nous avons signalées comme telles : des rumeurs insistantes qui courent le canton de Bernadette Chirac. Nous avons des éléments d'enquête et nous apportons des éléments de preuves, notamment le rapport de la Cour des comptes sur les dépenses engagées pour le Musée Chirac par le Conseil général de Corrèze.

Vous évoquez dans le livre une sorte de malversation de Bernadette Chirac qui consiste à mentir sur le poids des pièces jaunes récoltées, notamment à Brive. Elle a dit 3 000 kilos au lieu de 300 kilos. Pourquoi cela ne ferait-il pas l'objet d'un procès ?

C'est juste une mesquinerie de sa part ou de son entourage, elle avait sans doute honte que son département donne si peu mais il n'y a rien d'illégal, cela manque juste d'élégance.

Est-ce normal que la femme du chef de l'Etat demande des dons aux Français (pièce jaunes), alors que son mari est le mieux placé pour changer les choses ?

C'est une tradition française que la femme du président de la République consacre une part de son temps aux actions caritatives. Et Madame Chirac réussit plutôt bien dans ce domaine. La plupart des professionnels de la santé le disent.

"Mon but est de faire découvrir la face cachée de Madame Chirac, celle qui s'invite à la télé au nom de la charité, et qui refuse toute critique."

Comment pouvez-vous écrire un "livre de révélations" sur une personne que vous n'avez jamais rencontré ?
Ce n'est pas un livre de révélations. Mon but est de faire découvrir la face cachée de Madame Chirac, celle qui s'invite à la télé au nom de la charité et refuse toute critique. Je l'ai rencontrée plusieurs fois et ai pu lui parler librement lors d'un entretien. Elle a fini par m'accorder 10 minutes de tête à tête avec trois questions à poser, pas une de plus. C'est déjà pas mal !

Vous dites que ce livre n'est pas partisan, mais le titre est un peu déplacé, non ?
Un journaliste n'a pas à avoir de révérence envers un élu de la République, juste du respect comme avec n'importe lequel de ses interlocuteurs.

Ne pensez-vous pas manquer de respect à Bernadette Chirac en l'apostrophant de "Madâme" ?

"Madâme" est un terme très poli, l'accent circonflexe est une prononciation que j'ai entendue en Corrèze et qui m'a inspiré.

Vous êtes également photographe de profession. Est-ce vous qui avez réalisé les clichés du livre ?

J'ai été photographe, c'est vrai, je pourrais recommencer un jour. Mais les photos du livre sont tirées des rushes du film. Ce sont des "captures d'écran" et les auteurs sont les cameramen : Henry Marquis et Jérôme Mignard.

Le "Canard enchaîné" a été le premier à s'intéresser à Bernadette. Vous êtes-vous inspiré de leur dossier "Chichi Impératrice" ?

"Chichi Impératrice" est un cahier du "Canard" exemplaire. Bien sûr, nous nous en sommes inspirés et nous leur renouvelons nos remerciements.

Après ce livre, voulez-vous toujours poursuivre cette "impossible conversation" avec "Madâme" ?

Je reste ouvert pour parler avec tout le monde mais pour "Madâme", je ne vais pas y passer ma vie, même si je pense que nous aurions pu nous rencontrer plus longuement.

J'ai entendu que votre livre était un gros succès... Est-ce une surprise ?

Oui, c'est une surprise. Avec Thomas Bauder, c'est notre premier livre, nous en sommes très heureux et notre éditeur avec nous. J'espère que ça va continuer. Nous entamons un deuxième livre.

Quel est le sujet de votre deuxième livre en préparation ?

Ce sera un guide pour les gens qui se sentent mal informés en politique. Le titre est "Présidentielle, mode d'emploi". Tous les candidats potentiels, tous les partis seront décryptés par nos soins. L'idée, c'est de se forger une opinion plus construite afin de voter en connaissance de cause. Je ne prendrai pas parti. Parution fin octobre 2006, aux Editions Privé.

Pour prouver votre objectivité, avez-vous en réserve un sujet de livre semblable à "Madâme", mais qui concernerait une personnalité de gauche, bien en vue ?
Dans mes films sur Canal +, j'ai toujours équilibré entre droite-gauche-centre. S'il y a une deuxième Bernadette de gauche à l'Elysée, croyez-moi, je ne me censurerais pas.

Comment le livre a-t-il été accueilli à la télévision ?

Je ne sais pas puisque je n'ai pas eu la chance d'être invité sur un plateau. Un reportage va bientôt être diffusé sur la Chaîne Parlementaire. Et vendredi matin, je serai sur TFJ avec Paul Wermus. Ils sont les premiers. Merci à eux. Je suis ouvert à toute proposition sur une grande chaîne.

Quelle a été votre méthode de travail pour réaliser ce livre ?

Avec Thomas, nous nous sommes répartis certains chapitres. Chacun écrivait de son côté et nous échangions les passages par mail pour correction mutuelle.

"J'ai découvert une Bernadette Chirac qu'on n'avait jamais vue jusque là, et je voulais vous en faire profiter."

Publier ce livre est-il un pied de nez à ceux qui vous ont empêcher de diffuser votre documentaire ?
Non, ce n'est pas un pied de nez. Je suis juste un journaliste qui veut que son travail soit public. J'ai découvert une Bernadette Chirac qu'on n'avait jamais vue jusque là, je voulais vous en faire profiter.

Canal + a refusé de diffuser votre documentaire. Qualifiez-vous cela de "censure" ?

Je n'ai qu'un élément objectif à vous donner : Canal a refusé ce film parce qu'ils ont considéré qu'il n'était pas "bon". Dans la presse, ils ont déclaré l'avoir "interdit".

Comment peut-on voir votre documentaire sur Madame Chirac ?
Pour l'instant, des extraits sont visibles sur mon blog : johnpaullepers.blogs.com, et je cherche actuellement un producteur et un distributeur pour le sortir au cinéma.

Quelles sont vos impressions par rapport à votre blog ? Etes-vous satisfait de l'échange qui s'y fait ?

Je suis passionné par les gens qui contribuent aux commentaires et donnent leur avis. Je découvre cette communauté virtuelle qui m'apparaît de plus en plus réelle. Merci de m'avoir bien accueilli : mon livre a été salué par les internautes plus que par la télé.

Votre projet "Putain de télé" sera-t-il une télévision dédiée à la politique ?

Oui, nous allons lancer une télé sur le Web, la thématique sera la politique et la présidentielle de 2007 (pour commencer...). Son nom : telelibre.com. A suivre car on aura besoin de tous les internautes.

Selon vous, quelle est la nature du pouvoir de Madame Chirac ? De toutes les premières dames de la République française, croyez-vous qu'elle est celle qui a le plus de pouvoir ?

En France, selon la Constitution, la femme du Président n'a aucun statut officiel. Les hommes qui l'ont écrite ont dû l'oublier. Traditionnellement, l'épouse du chef de l'Etat s'occupe de bonnes œuvres mais reste dans l'ombre de son mari. Pour la première fois, Bernadette Chirac est élue locale avec deux mandats depuis plus de trente ans, et elle a écrit un livre sur les déboires de sa vie privée.

Je suis surpris de votre dite surprise sur la réalité du personnage de Bernadette. Personne n'a jamais été dupe sur sa personnalité. Pour rester avec Jacques plus de 40 ans et continuer à sourire...

Elle ne sourit pas toujours et 80 % des Français se déclarent très proches d'elle et favorables à son action. Avec Thomas Bauder, j'apporte un bémol à cette image idyllique.

Que pensez-vous de la coiffure de Bernadette Chirac ?

Une coiffure "personnelle".

"Elle se sent bien dans son canton. Mais paraît-il, elle aurait préféré, aux dernières élections, se présenter au Sénat."

Le sujet ne vous a t-il pas ennuyé au bout de quelque temps, Bernadette est-elle un personnage fascinant ?
Oui, elle est fascinante mais elle a surtout, ces dernières années, pris beaucoup de pouvoir. C'est pour ça que je m'y suis intéressé et que je n'ai pas baissé la garde à la première bourrasque.

Est-ce que "Madâme" a de plus hautes ambitions politiques pour elle-même ?

"Madâme" ne voulait pas être élue de la Corrèze quand son mari le lui a imposé en 1979. Depuis, elle s'est fait une raison et se sent bien dans son canton. Mais paraît-il, elle aurait préféré aux dernières élections se présenter au Sénat. Elle aime les ors de la République.


Donnez-nous, s'il vous plaît, la définition d'un "plaçou", il faut que les gens sachent !
Le plaçou est une spécialité corrézienne comme la tête de veau mais on en parle moins facilement. C'est un peu comme du piston : vous demandez une faveur à votre élu qui s'empresse de vous donner satisfaction en échange d'une promesse de vote. Ce n'est pas illégal mais ce n'est pas glorieux. Cette pratique n'est pas propre à la Corrèze, elle est héritée du système féodal qui perdure partout en France. Dans ce livre, nous dénonçons cette pratique pour que les citoyens comprennent que si elle perdure c'est autant de leur faute que de celle des politiques. Un jour, la France sera une véritable démocratie.

Qui a le plus d'influence auprès de Jacques Chirac , sa femme ou sa fille ?

Au départ, Bernadette n'avait aucune place à l'Elysée, et était soigneusement laissée à l'écart. Claude Chirac régnait sur la communication de son père. Mais depuis quelque temps, il semble que "Madâme" ait pris le dessus. C'est vrai que nous sommes en "fin de règne".

"Sans Bernadette, Chirac aurait eu du mal en 2002. Là, pour 2007, j'ai des doutes..."

Avec Bernadette aux manettes, Chirac a-t-il encore une chance de décoller en 2007 ?
Sans Bernadette, Chirac aurait eu du mal en 2002. Là pour 2007, j'ai des doutes...

Pensez-vous qu'on puisse comparer le couple Chirac au couple Clinton?

Non, ils ne sont pas de la même génération et Bill Clinton n'a jamais joui d'une immunité comme celle de notre Président.

Ségolène n'est pas jalouse que vous lui fassiez cette infidélité ?

Bernadette ne m'a pas caressé le menton mais ce n'est pas parce que Ségolène l'a fait que j'ai plus d'indulgence pour elle. Jamais partisan, jamais courtisan, c'est la règle de notre métier.

Laquelle vous semble la plus autoritaire : Bernadette ou Ségolène ?

Elles ont toutes les deux ce trait de caractère de femme politique décidée. Les hommes politiques sont autoritaires, pourquoi les femmes n'auraient pas le droit de l'être aussi. L'important, ce sont leurs actes politiques.

Pourquoi avoir choisi Bernadette si elle vous "défrise" autant ? Pourquoi ne pas vous attaquer à une vraie personnalité ?

Si vous lisez le livre, vous comprendrez que je n'attaque pas Bernadette Chirac. Ma démarche était une démarche journalistique équilibrée, faire parler des pour et des contre. Mais Bernadette Chirac est un vrai personnage public. Son pouvoir et son influence sont grandissants depuis 2001. Lisez et vous verrez.

Quels sont les premiers qualificatifs qui vous viennent à l'esprit lorsque vous pensez à "Madâme" ?
Charitable, autoritaire, traditionnelle, et quelquefois agressive...

Que pense sincèrement Bernadette de Nicolas Sarkozy ?

Je ne suis pas dans sa tête. Elle a déclaré qu'elle avait besoin de lui. Elle a raison, la droite, comme la gauche, a besoin de se rassembler pour gagner.

Comment pensez-vous qu'elle ait pu accueillir le livre de Anne Dao ?

L'a-t-elle accueilli ou l'a-t-elle suscité ? C'est bizarre, nos deux livres sont sortis au même moment mais n'ont pas bénéficié du même traitement médiatique.

Que pensez-vous de la "peopolisation" des hommes politiques ?
Le fait de livrer sa vie privée dans des livres, magazines ou émissions de télé, est une nouveauté en France. Nous journalistes, avons toujours respecté la vie privée du personnel politique. Cette époque est révolue au moins pour ceux qui ont brisé le tabou. Pour le reste, quand la vie privée interfère dans des affaires d'Etat, il ne faut pas se taire.

"J'estime avoir le droit d'apostropher le personnel politique avec insistance, mais toujours avec politesse."

En quoi peut-on dire que vous êtes un journaliste engagé ?
Je ne suis un journaliste ni de droite, ni de gauche, mais je suis engagé en tant que citoyen. J'estime avoir le droit d'apostropher le personnel politique avec insistance mais toujours avec politesse.

Dans un précédent chat sur L'Internaute, François Bachy a dit que son métier était de faire de l'information, et le vôtre de décrypter sa mise en scène. Qu'en dites-vous?

Un journaliste peut à la fois faire de l'information, c'est-à-dire relater des faits, et en même temps décrypter la situation. C'est sans doute son travail de faire les deux. Mais il est vrai que quand on est dans le stress du journal quotidien, on n'a pas le temps de prendre du recul.

Vous qui n'êtes pas langue de bois, avez-vous connaissance aujourd'hui de secrets politiques aussi gros que Mazarine ?
Non, mais si j'en connaissais un, je le dirais. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai voulu faire du journalisme politique à partir de 1994.

Quel sujet vous semble impossible à traiter en France, car trop sensible ?
Madame Chirac. C'est pire que Jacques.

Sur quel sujet aimeriez-vous enquêter ?
Je retourne en Afrique prochainement, je suis content d'y travailler à nouveau. Je vais filmer un festival à Bamako : Paris-Bamako, le 1er avril 2006.

Au-delà de votre livre, vous êtes une figure du seul journalisme qui vaille, celui d'investigation. Comment jugez-vous les rapports entre politique et journalisme aujourd'hui en France, à l'aune de l'affaire Europe1-Sarkozy, où ce dernier a été questionné sur le recrutement d'un journaliste ?

Je sors de la conférence de presse du Premier ministre à Matignon, je lui ai demandé si, comme Nicolas Sarkozy, il conseillait les directeurs de médias sur le choix des journalistes. Il m'a répondu qu'il ne pouvait le faire car il n'avait chez les journalistes que "des amis". C'était joliment botté en touche. Selon moi, ces pratiques ne sont pas nouvelles dans notre pays, et sont à dénoncer sans détours.

"Je ne pense pas que tous les politiques soient pourris, mais je pense que nous devons exiger d'eux des comptes et des réponses à nos questions. Nous avons les élus que nous méritons !"

Il y a les républiques bananières (concussions...), les oligarchies (le pouvoir aux mains de quelques-uns), les gérontocraties (le pouvoir aux vieux)... Sommes-nous dans un mélange de tout cela en France ?
Je décèle dans votre question un esprit chagrin. Non, je ne pense pas que tous les politiques soient pourris mais je pense que nous devons exiger d'eux des comptes et des réponses à nos questions. Nous avons les élus que nous méritons !

Quel média vous semble réellement libre aujourd'hui ? Presse écrite, télévision, Internet ?
Plus on est indépendant des pouvoirs politiques et économiques, plus on est libre. CQFD.

Dassault actionnaire du "Figaro", ça vous inquiète ?

Oui, surtout quand il tente d'intervenir dans le contenu de mes confrères.

Pourquoi avez-vous cessé de collaborer avec Karl Zéro ?
Les six années que j'ai passées au "Vrai Journal" ont été passionnantes. Depuis 3 ans et demi, j'ai voulu faire des reportages plus longs, plus construits. Je remercie Karl Zéro pour la liberté qu'il m'a donnée pendant toutes ces années.

Le mélange politique et humour du "Vrai journal" ne nuit-il pas à sa crédibilité ?
C'est une question d'habitude. Le "Canard Enchaîné" et même "Le Monde" mélangent caricatures et textes sérieux. Il est vrai que quelquefois au "Vrai Journal", on peut assister à une confusion des genres, c'est parfois ce qui m'a gêné, mais globalement, l'émission reste utile. Il faut la défendre.

C'est pour ça que vous avez quitté le "Vrai journal" ?

J'avais envie de prendre mon indépendance et de faire des reportages plus construits.

Pourriez-vous faire de l'investigation au "Droit de savoir" sur TF1 ?
Quand j'étais à TF1, avec d'autres, j'avais refusé de participer au "Droit de savoir". Pour moi, le moteur de la télé ne doit pas être la peur ou l'émotion.

Y a-t-il une émission politique que vous aimez à la télévision ?

J'aime bien l'émission de Serge Moatti sur France 5 : "Ripostes".

Il a été prévu que vous interveniez dans l'émission "Arrêt sur images", mais on vous y voit rarement. Pourquoi ?

J'y viens régulièrement mais c'est une collaboration épisodique. Tout va bien, rassurez-vous, j'y serai bientôt.

Personnellement, je me souviens de l'un de vos reportages sur Sarkozy, mais pour une fois je ne l'ai pas trouvé très réussi. Pensez-vous en refaire un ?

Sarkozy est un personnage tellement important de la vie politique française qu'il est bien sûr présent dans tous mes films politiques. Désolé de vous avoir déçu, j'essaierai de faire mieux la prochaine fois.

"Les journalistes politiques doivent (...) innover et trouver des moyens de concerner les citoyens pour qu'ils s'engagent."

Pensez-vous avoir un rôle à jouer en tant que journaliste politique ? Et pourquoi les Français s'intéressent-ils de moins en moins à la politique ?
Les journalistes politiques doivent effectivement prendre en compte la baisse d'intérêt des Français pour la chose publique. Il faut innover et trouver des moyens de concerner les citoyens pour qu'ils s'engagent.

Un livre sur Le Pen serait-il intéressant ou serait-ce lui faire de la publicité ?

Tous ceux qui ont peur de Le Pen disent qu'il ne faut pas en parler. Je pense qu'ils ont tort : le Front National n'est pas un parti interdit, de nombreux Français s'y reconnaissent, il ne faut pas les exclure de la communauté nationale. S'ils sont au FN, c'est parce qu'ils se sentent exclus alors n'en rajoutons pas.

John Paul Lepers
Je remercie tous les participants à ce chat, j'espère que de nombreux Corréziens y ont participé, je leur donne rendez-vous samedi 11 mars à Tulle pour une signature du livre "Madâme, impossible conversation". J'y serai avec mon compère Thomas Bauder. A bientôt. Vive la République !

En savoir plus

Titre : "Madâme. Impossible conversation"
Parution : 2 février 2006
Pages : 304
Format : 150x230
Prix : 19 €
Editeur : Editions Privé
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Et aussi Le blog de John-Paul Lepers
» johnpaullepers.blogs.com
 
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