Mentionné dans les notes du Général Rondot, à travers les lettres "PM", le nom de l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin est évoqué depuis le début de l'affaire Clearstream.
Que s'est-il passé le 9 janvier 2004 ?
 |
|
|
Dominique de Villepin, le 14 juillet 2006 © Agathe Azzis / L'Internaute Magazine
|
|
Au centre des questions, le contenu d'un entretien qui aurait eu lieu au Quai d'Orsay, le 9 janvier 2004, entre Jean-Louis Gergorin, Philippe Rondot et Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères. Lors de la discussion, Jean-Louis Gergorin aurait informé Dominique de Villepin du contenu des listings qu'il avait en sa possession avant que le ministre ne charge le général Rondot d'une enquête. C'est donc lors de cet entretien que Dominique de Villepin aurait appris l'existence de listings compromettants pour Nicolas Sarkozy de la bouche de Jean-Louis Gergorin. Il aurait alors refusé que le ministre de l'Intérieur soit mis au courant de l'enquête du général Rondot.
"Faire tomber" Nicolas Sarkozy ?
Certaines déclarations (celles de Jean-Louis Gergorin) vont plus loin et soutiennent que Dominique de Villepin, informé du fait que les listings étaient probablement faux par le même général Rondot, aurait tout de même poussé à leur divulgation.
Il a donc été mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse" le 27 juillet 2007. Le 27 août, il a déclaré qu'il ne cherchera pas à transférer l'affaire devant la Cour de Justice de la République comme ses anciennes fonctions le lui permettaient. Jugeant qu'il n'a "rien à cacher", il souhaite se présenter devant la Justice en "citoyen ordinaire". A nouveau entendu depuis la rentrée, il a remis aux juges, le 12 septembre, un mémo très offensif à l'égard de Nicolas Sarkozy à propos duquel il a déclaré : "Comment peut-on être partie civile alors qu'on est président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qu'on peut se tenir jour après jour informé d'un dossier et qu'on peut donner des instructions à la chancellerie ?" Le 11 décembre, une confrontation entre Dominique de Villepin, Jean-Louis Gergorin et Philippe Rondot a été organisée par les juges d'Huy et Pons. Dans l'absolu, l'ancien Premier ministre risque une peine de 5 ans de prison.
» Lire la suite : Nicolas Sarkozy