| Juin
2001 : ouverture d'une enquête judiciaire pour "abus de biens sociaux"
dans l'affaire de la vente des frégates de Taiwan. |
| 2001
& 2002 : publication de "Révélations" et de "La
Boite Noire" par Denis
Robert. |
| 3
mai et 14 juin 2004 : le juge Renaud
Van Ruymbeke, en charge de l'enquête sur les frégates de Taiwan,
reçoit deux lettres puis un CD Rom anonymes contenant des listes de comptes
bancaires ouverts chez Clearstream. Plusieurs personnalités sont citées
dont Nicolas
Sarkozy. |
| Juillet
2004 : une enquête préliminaire est ouverte sur ces courriers
anonymes. |
| Septembre
2004 : l'enquête préliminaire devient une information judiciaire
pour "dénonciation calomnieuse" après que les listings
se sont révélés faux. |
| Novembre
2004 : Nicolas Sarkozy reproche à Dominique
de Villepin de cacher les résultats d'une enquête de la DST qui
l'innocenteraient. De son côté, Jean-Louis
Gergorin nie être le "corbeau", c'est-à-dire l'auteur
des courriers anonymes. |
| Décembre
2005 : il est acquis que les accusations du corbeau sont fausses. Le juge
Van Ruymbeke dénonce une manipulation. |
| 31
janvier 2006 : Nicolas Sarkozy se constitue partie civile. |
| Mars
2006 : les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons prennent en main l'affaire
Clearstream et mènent les premières perquisitions dans le but d'identifier
le corbeau. Imad
Lahoud et le général Rondot sont les premiers visés.
Les "notes" de ce dernier alimentent l'enquête... et la presse. |
| Avril
2006 : perquisitions au domicile de Jean-Louis Gergorin et dans les locaux
d'EADS, ainsi que dans les bureaux de Michèle Alliot Marie, ministre de
la Défense, qui aurait été informée de l'affaire par
le général
Rondot. Elle dément immédiatement avoir "couvert"
l'affaire. |
| 2
juin 2006 : Jean-Louis Gergorin est mis en examen pour "dénonciation
calomnieuse" et "faux et usage de faux". |
| 7
et 9 juin 2006 : Imad Lahoud est placé en garde à vue puis mis
en examen dans les mêmes termes : "dénonciation calomnieuse"
et "faux et usage de faux". |
| 21
décembre 2006 : Dominique de Villepin est entendu par les juges d'Huy
et Pons pendant près de 17 heures en tant que témoin. |
| 27
juin 2007 : une expertise sur l'ordinateur du général Rondot révèle
de nouvelles notes. Celles-ci mettent à nouveau en cause Dominique de Villepin. |
| 5
juillet 2007 : perquisition au domicile de Dominique de Villepin. |
| 18
juillet 2007 : nouvelle série d'auditions des principaux inculpés,
Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud. |
| 27
juillet 2007 : Dominique de Villepin est entendu par les juges d'Huy et Pons
en tant que témoin assisté. Il pourrait être mis en examen
par la suite. |
| 27
août 2007 : Dominique de Villepin décide de ne pas porter l'affaire
devant la Cour de Justice de la République comme ses anciennes fonctions l'y autorisent.
Il déclare n'avoir rien à cacher et vouloir être jugé
"comme un citoyen ordinaire". |
| 4
septembre 2007 : à la radio, Dominique de Villepin critique la position
de Nicolas Sarkozy dans l'affaire : "Comment peut-on être partie civile alors
qu'on est président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature
(CSM), qu'on peut se tenir jour après jour informé d'un dossier et qu'on peut
donner des instructions à la chancellerie ?" |
| 13
septembre 2007 : Deuxième audition de Dominique de Villepin par les
juges d'Huy et Pons. Quelques jours plus tôt, l'ancien Premier ministre
a déclaré avoir des "révélations" à
faire aux juges sur l'affaire. |
| 3
octobre 2007 : Dans une note transmise aux magistrats, Henri Pons et Jean-Marie
d'Huy, l'ancien premier ministre a demandé que deux actes soient ordonnés
au plus vite : une confrontation entre Jean-Louis Gergorin, l'ancien vice-président
d'EADS et lui-même et l'audition comme témoinsd'Arnaud Lagardère, coprésident
du conseil d'administration d'EADS, Philippe Camus, l'ancien coprésident d'EADS,
et Pierre Leroy, l'ex-secrétaire général du groupe aéronautique. |
| 11
octobre 2007 : Troisème audition de Dominique de Villepin par les juges
d'Huy et Pons. |
| 25
octobre 2007 : Deuxième comparution du juge Van Ruymbeke devant le Conseil national de la magistrature. Ce dernier est chargé de déterminer si le juge Van Ruymbeke a commis un "manquement aux obligations de prudence et de rigueur" en rencontrant Jean-Louis Gergorin en avril 2004.
Une "réprimande", sanction minimale prévue par la loi, a été demandée à l'encontre du juge. |
| 11 décembre 2007 : Suite aux déclarations contradictoires des 3 protagonistes, les juges d'Huy et Pons ont organisé une confrontation entre Dominique de Villepin, Jean-Louis Gergorin et Philippe Rondot. |