Ancien diplomate ayant participé à la création d'EADS à la fin des années 1990, Jean-Louis Gergorin était Vice-président du groupe franco-allemand quand l'affaire Clearstream a éclaté.
Le "corbeau" qui s'est démasqué en 2006
Mentionné dans des notes déclassifiées de la DST en avril 2005, Jean-Louis Gergorin subit plusieurs perquisitions de son bureau et de son domicile, au printemps de la même année, et est fortement soupçonné d'être le "corbeau" de l'affaire. Mais ce n'est que lors d'une seconde série de perquisitions, en avril 2006, qu'il avoue de lui-même être l'auteur du premier puis des principaux courriers anonymes contenant les listings falsifiés envoyés au juge Van Ruymbeke. Ce qui lui vaut aujourd'hui d'être mis en examen pour "dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux ". Plus tard, on apprend qu'il s'est aussi entretenu secrètement avec le juge d'instruction.
Un entretien avec Dominique de Villepin
Auparavant, en janvier, puis en mai 2004, Jean-Louis Gergorin se serait également entretenu avec Dominique de Villepin. Selon les déclarations du "corbeau" aux juges, les 18 et 20 juillet dernier, c'est lors de cette rencontre que le Premier ministre de l'époque lui aurait demandé de fournir les listings à la justice pour causer du tort à son rival Nicolas Sarkozy. Devant les juges, Jean-Louis Gergorin, a également déclaré avoir eu neuf rendez-vous au total avec Dominique de Villepin. Le 11 décembre 2007, Jean-Louis Gergorin a participé à une confrontation avec Philippe Rondot et Dominique de Villepin devant les juges d'Huy et Pons, suite aux déclarations contradictoires des trois protagonistes.
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