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Le Moyen-Orient reste le meilleur
espoir.
Le fait marquant est une disproportion énorme entre les
réserves du Moyen Orient et celles du reste du monde. On observe ainsi que les
pays de l'OPEP (majoritairement dans cette région du monde) recouvrent 78% des
réserves mondiales de pétrole brut prouvées.
Source
: BP, 2003
Des nouveaux gisements exploitables
Cependant, il est difficile de savoir s'il reste beaucoup de pétrole à découvrir
ou pas. En effet, certaines zones ont été encore peu explorées. De plus, les gisements
actuellement exploités contiennent potentiellement beaucoup de pétrole qu'on ne
sait pas encore extraire. Les taux actuels d'extraction ne sont que d'environ
30% ! Les progrès technologiques constituent un facteur déterminant. En effet,
il faut distinguer le pétrole conventionnel (celui exploité actuellement) et le
pétrole non-conventionnel (un pétrole qui pourrait être exploité dans le futur
si on disposait des technologies adaptées). Ainsi, dans le passé, les gisements
dans les grands fonds marins était considérés comme inexploitables alors qu'aujourd'hui
les plate-formes off-shore sont largement rentables.
Une surévaluation des réserves.
Enfin, il faut souligner que les réserves réelles de pétrole sont difficiles à
estimer car les compagnies pétrolières et les pays producteurs ont souvent tendance
à surévaluer les réserves pour des raisons politiques ou économiques. Ainsi, pour
les pays de l'OPEP, le quota de production est directement indexé sur les
réserves prouvées. Pour produire davantage, ils ont donc tendance
à surévaluer leurs réserves. Ils ont de ce fait également
accès à des prêts bancaires plus facilement. |