Donald Trump : son interview hallucinante au New York Times

De sa relation avec Emmanuel Macron à "l'affaire russe" en passant par le limogeage de l'ex directeur du FBI, Donald Trump s'est confié dans une très longue interview auprès du quotidien américain. Certains de ses propos ont fait réagir outre-Atlantique.

[Mis à jour le 20 juillet à 22h04] "Malhonnêtes", "corrompus", "médias en toc"... Donald Trump n'a jamais pesé ses mots pour dire ce qu'il pensait des journalistes du New York Times. Il a pourtant fait une pause dans sa guerre médiatique. Six mois après le début de son mandat à la Maison Blanche, le président américain a choisi le quotidien pour se livrer à une interview-fleuve, parue mercredi 19 juillet. Dans un style direct et badin comme à son habitude, il a répondu aux questions des trois journalistes sur plusieurs sujets chauds. Le chef de l'État a commencé son entrevue par son dernier voyage diplomatique en France et affirme avoir "reçu les meilleurs critiques venant d'un pays étranger", en réponse à l'un des journalistes lui affirme qu'il n'avait pas paru aussi heureux depuis le jour de sa convention d'investiture.

"Il adore me tenir la main", en parlant d'Emmanuel Macron

Donald Trump dévoile alors le premier détail savoureux de l'interview, en parlant d'Emmanuel Macron :"C'est un gars génial. Intelligent. Fort. Adore me tenir la main." Puis, il insiste : "Les gens ne réalisent pas qu'il adore me tenir la main [...] Je pense qu'il sera un formidable président pour la France. Mais il aime vraiment me tenir la main", insiste-t-il. Comme l'avait voulu Emmanuel Macron, le président américain se souviendra longtemps du dîner partagé avec le couple présidentiel français, au Jules Verne. Il n'a cependant pas hésité à édulcorer la réalité : "Au bas de la tour Eiffel, c'était comme s'il n'y avait jamais eu une plus grande fête de toute l'histoire de la tour Eiffel. Il y avait des milliers et des milliers de personnes venues parce qu'elles savaient que nous étions en train de dîner" a raconté Trump. 

Des révélations sur "l'affaire russe"

Le milliardaire est ensuite revenu sur la destitution de l'ex-procureur général Jeff Sessions et sur l'affaire russe, qui pèse de plus en plus lourd sur son mandat présidentiel. Donald Trump évoque longuement cette "affaire" et affirme qu'il n'aurait jamais choisi Jeff Sessions s'il avait été au courant que ce dernier allait se récuser de l'enquête sur la Russie. "Il aurait dû me le dire avant qu'il accepte le poste, j'aurais trouvé quelqu'un d'autre", a-t-il avancé. Il est également revenu sur le limogeage du directeur du FBI James Comey en mai dernier, en déclarant : "C'est une grande chose pour le peuple américain". Le New York Times n'a pas hésité à retransmettre les propos de Donald Trump, qui entre deux critiques sur Hilary Clinton, se courbe d'admiration devant Arabella Kushner, sa petite-fille de 6 ans qui vient d'entrer dans le Bureau ovale : "Elle est géniale, elle parle couramment chinois, elle est incroyable, elle a même parlé avec le Président Xi Jinping. Chérie, peux-tu dire quelques mots en chinois ? Peux te dire : je t'aime, papy ? […] elle est incroyable, non ?" Une interview qui restera probablement dans les annales du New York Times.

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