Indépendance de la Catalogne [DIRECT] : Madrid montre les crocs

Indépendance de la Catalogne [DIRECT] : Madrid montre les crocs INDEPENDANCE CATALOGNE - Le gouvernement espagnol a rejeté la demande de dialogue du président catalan. Mariano Rajoy exige qu'il confirme ou non sa déclaration d'indépendance. Puigdemont a jusqu'à lundi pour le faire.

L'ESSENTIEL - La volonté de dialogue avec Madrid, exprimée par Carles Puigdemont n'a pas été entendue par Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol. Le président séparatiste catalan, dans son discours face au parlement barcelonais, avait promis l'indépendance à venir de sa région. "Suite au résultat du référendum du 1er octobre, la Catalogne a gagné le droit d'être un État indépendant", avait-t-il annoncé, avant de suspendre la mise en oeuvre de la déclaration d'indépendance pour dialoguer avec Madrid. Mais Mariano Rajoy, dans son discours au parlement espagnol a été clair : "il n'y a pas de médiation possible avec la désobéissance". Il a tout simplement rejeté la demande de médiation de Carles Puigdemont et a ainsi fermé la porte à l'indépendance de la Catalogne. Avant d'exiger que Puigdemont clarifie sa position, et ce avant lundi : si Carles Puigdemont confirme cette déclaration d'indépendance, il aura trois jours de plus pour renoncer à cette décision accordés par Rajoy. Il est fort probable que si Puigdemont persiste, le président du gouvernement fera appel à l'article 155 de la Constitution espagnol qui permet la suspension de l'indépendance de la Catalogne.

Indépendance de la Catalogne : dernières infos en direct

18:43 - Rajoy lance un ultimatum à Puigdemont

[FIN DU DIRECT] L'agence de presse espagnole EFE annonce que le gouvernement espagnol a donné au président séparatiste catalan jusqu'au 16 octobre pour donner sa réponse claire et définitive sur la déclaration d'indépendance de la Catalogne. Si Carles Puigdemont confirme cette déclaration, il aura trois jours pour renoncer à cette décision. L'agence de presse ne précise pas l'issue de cet ultimatum mais il est fort probable que si Puigdemont persiste, Rajoy fera appel à l'article 155 de la Constitution espagnol qui permet la suspension de l'indépendance de la Catalogne.

17:13 - Rajoy et l'article 155

Durant son discours, Mariano Rajoy a fait planer la menace du fameux article 155 de la Constitution espagnol qui stipule que : "Si une région autonome ne respecte pas les obligations que la Constitution ou d’autres lois lui imposent, ou agit de manière à porter atteinte gravement à l’intérêt général de l’Espagne, le gouvernement, après avertissement au président de la région autonome, et dans le cas où il n’a pas de réponse, avec l’approbation de la majorité absolue du Sénat, pourra adopter les mesures nécessaires pour le contraindre au respect de ces obligations ou à la protection de l’intérêt général mentionné."

17:07 - Rajoy refuse le dialogue mais ne propose rien de concret

Le chef du gouvernement espagnol a refusé le dialogue avec Barcelone et a décidé de s'opposer à la médiation proposée sur la base du référendum du dimanche 1er octobre. Mais désormais, les deux parties sont dos à dos. La médiation est en tout cas souhaitée par Margarita Robles, porte-parole du groupe Parti socialiste ouvrier espagnol : "Il est essentiel de faire de la politique ici au sein de ce Parlement, c'est pourquoi nous avons mis en place une commission pour étudier et réformer le cadre territorial. Je demande à Mariano Rajoy et son groupe et toutes les forces volontaires de se joindre à ce projet de dialogue, parce que nous avons besoin d'être nombreux pour assurer la médiation."

16:59 - Vers un retour en arrière ?

Carles Puigdemont voulait le dialogue, il ne l'a pas eu. Mariano Rajoy refuse toute idée de médiation et estime qu'"il est temps de mettre fin à cette crise et de récupérer la coexistence.". Le chef du gouvernement, en menaçant de suspendre l'autonomie de la Catalogne, met la pression sur Puigdemont pour garder au moins ce statut de région autonome et ne pas être rattaché au gouvernement central. 

16:48 - Rajoy rejette la demande de Barcelone

Mariano Rajoy a été clair : "il n'y a pas de médiation possible avec la désobéissance". Il rejette la demande de Carles Puigdemont de dialoguer avec Madrid et ferme ainsi la porte à l'indépendance de la Catalogne.

16:32 - Rajoy dénonce le référendum

Le chef du gouvernement espagnol ne semble pas ouvert à un dialogue avec Carles Puigdemont, le président de la Catalogne. "Aucun pays au monde n’a pris au sérieux ce qui s’est passé le 1er octobre dernier", dit-il en faisant référence au référendum illégal qui a eu lieu dimanche 1er octobre en Catalogne. "Tout cela n'aurait pas dû se pruduire, mais les seuls responsables sont ceux qui ont voulu maintenir ce scrutin malgré son caractère illégal. Mesdames et messieurs, si vous cherchez des coupables, regardez du coté des vrais coupables", a-t-il ajouté.
 

16:32 - Rajoy dénonce le référendum

Le chef du gouvernement espagnol ne semble pas ouvert à un dialogue avec Carles Puigdemont, le président de la Catalogne. "Aucun pays au monde n’a pris au sérieux ce qui s’est passé le 1er octobre dernier", dit-il en faisant référence au référendum illégal qui a eu lieu dimanche 1er octobre en Catalogne. "Tout cela n'aurait pas dû se pruduire, mais les seuls responsables sont ceux qui ont voulu maintenir ce scrutin malgré son caractère illégal. Mesdames et messieurs, si vous cherchez des coupables, regardez du coté des vrais coupables", a-t-il ajouté.
 

16:22 - Rajoy : "Les Catalans n’ont aucune raison d’organiser ce référendum"

De façon assez virulente, Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol, poursuit son discours forcément à charge envers les indépendantistes."Les Catalans n’ont aucune raison d’organiser ce référendum. C’est une stratégie délibérée pour séparer la Catalogne de l’Espagne en dépit de la majorité des Catalans et des Espagnols" a-t-il déclaré.
 

16:16 - Rajoy prend la parole

Le chef du gouvernement a commencé son discours devant le parlement espagnol. "Le 1er octobre le gouvernement de la Catalogne a bafoué la loi, son ordre légal, et a fait un simulacre de légitimité démocratique" a-t-il d'emblée déclaré.

15:55 - L'Europe s'exprime

Alors que l'Europe refusait d'intervenir sur la question de l'indépendance de la Catalogne, la Commission européenne a répété avec force mercredi qu'elle attendait un "plein respect de l'ordre constitutionnel espagnol" au lendemain d'une "déclaration d'indépendance" de la Catalogne par le président séparatiste Carles Puigdemont, qui l'a aussitôt suspendue. "Nous faisons confiance aux institutions espagnoles, (au) Premier ministre (Mariano) Rajoy avec lequel le président Jean-Claude Juncker est constamment en contact, et à toutes les forces politiques qui oeuvrent à une solution", a indiqué M. Dombrovskis, vice-président de l'exécutif européen. (AFP).

14:49 - Cuidadanos veut le 155

Le parti centriste et antinationaliste Ciudadanos, basé à Barcelone, souhaite l'utilisation immédiate de l'article 155 de la Constitution espagnole qui permet au gouvernement de suspendre la déclaration d'indépendance. Avec un but précis : la dissolution du gouvernement et la convocation des élections régionales en Catalogne.

14:15 - Vers une réforme de la Constitution ?

Le chef du Parti socialiste espagnol (PSOE), principale force d'opposition, a annoncé mercredi un accord avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy pour étudier une réforme de la Constitution et tenter de résoudre la crise catalane."Nous sommes convenus que l'heure est venue d'aborder la réforme constitutionnelle", a déclaré Pedro Sanchez, précisant que le débat à la chambre des députés permettrait de discuter de comment "la Catalogne reste en Espagne, pas de comment elle s'en va" (AFP).

13:55 - Puigdemont va-t-il écouter Rajoy ?

"Le conseil des ministres est convenu ce matin d’envoyer une réquisition formelle au gouvernement de la Generalitat [exécutif catalan] afin qu’il confirme s’il a déclaré l’indépendance de la Catalogne". Tels ont été les mots de Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol, lors de sa prise de parole en fin de matinée. De son côté Carles Puigdemont a désormais deux solutions : soit il annule la procédure de d'indépendance (uniquement suspendue pour l'instant), soit il la confirme et dans ce cas le fameux article 155 de la Constitution espagnol qui permet au gouvernement de suspendre la déclaration d'indépendance. Mariano Rajoy doit s'exprimer à 16h.
 

13:09 - Indépendance de la Catalogne : que prévoit l'article 155 de la Constitution espagnole ?

C'est cet article qui est mis en avant depuis le début de la crise catalane. La Constitution espagnole, à travers celui-ci dispose précisément que "si une région autonome ne respecte pas les obligations que la Constitution ou d’autres lois lui imposent, ou agit de manière à porter atteinte gravement à l’intérêt général de l’Espagne, le gouvernement, après avertissement au président de la région autonome, et dans le cas où il n’a pas de réponse, avec l’approbation de la majorité absolue du Sénat, peut adopter les mesures nécessaires pour le contraindre au respect de ces obligations ou à la protection de l’intérêt général mentionné". En clair, le gouvernement espagnol aurait la possibilité de suspendre l'autonomie de la Catalogne.

12:42 - Pas d'arrestation prévue pour Puigdemont

Dans son allocution, Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol, n'a pas évoqué la possibilité d'arrestation pour Carles Puigdemont. Le président catalan, après avoir provisoirement déclaré l'indépendance de la Catalogne, est sous la menace de poursuites judiciaires.

Indépendance de la Catalogne : en savoir plus

Après les violentes manifestations qui ont eu lieu ces derniers jours à Barcelone, ce devait être l'heure du choix. Mais devant le Parlement régional, le 10 octobre, le président séparatiste catalan Carles Puigdemont n'a pas unilatéralement proclamé l'indépendance, puisqu'il a suspendu la déclaration, pourtant signée par le Parlement. Le gouvernement espagnol lui avait lancé un dernier appel, l'exhortant à ne rien entreprendre d'"irréversible". Les Catalans sont divisés à part égales sur la question tandis que le reste des Espagnols redoutent de voir partir l'une des régions les plus riche du pays. A Madrid, le chef du gouvernement Mariano Rajoy avait prévenu qu'en cas de déclaration unilatérale d'indépendance, quelle qu'en soit sa forme, il pourrait suspendre l'autonomie de la région, une mesure jamais appliquée dans cette monarchie parlementaire extrêmement décentralisée. En France, Emmanuel Macron s'est dit "confiant" aujourd'hui dans une solution pacifique au conflit qui oppose Madrid aux séparatistes en Catalogne. En cas d'indépendance, l'UE, de son côté, ne reconnaîtra pas la Catalogne. Elle serait alors de facto exclue de l'Union Européenne.

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