Indépendance de la Catalogne : la rupture prononcée, que va-t-il se passer ?

Indépendance de la Catalogne : la rupture prononcée, que va-t-il se passer ? INDEPENDANCE CATALOGNE - Le Sénat espagnol a autorisé vendredi le gouvernement à mettre sous tutelle la Catalogne qui venait de prononcer son indépendance.

L'ESSENTIEL - Le parlement de Catalogne a adopté vendredi 27 octobre une résolution déclarant que la région devient un "État indépendant prenant la forme d'une République", avant d'entonner l'hymne indépendantiste. Quelques minutes plus tard, le Sénat espagnol a voté la mise en oeuvre de l'article 155 de la Constitution, afin d'accorder au gouvernement central la possibilité de mettre la Catalogne sous tutelle. Le Premier ministre Mariano Rajoy a assuré que l'Espagne "restaurera la légalité en Catalogne". Dans la soirée de vendredi, ce dernier a également annoncé la destitution du président catalan et de son exécutif, et la convocation d'élections le 21 décembre en Catalogne.

Indépendance de la Catalogne : dernières infos

23:43 - Malgré les élections, le Parlement catalan toujours indépendantiste ?

FIN DU DIRECT - Interrogé par franceinfo, Marti Anglada, délégué du gouvernement catalan à Paris, n'a pas caché sa surprise suite à la dissolution du parlement de la Catalogne ce vendredi. Pour lui, pas de doute, lors des élections législatives du 21 décembre prochain, le Parlement catalan devrait tout de même rester "indépendantiste".

22:31 - Les locaux de Catalunya Radio dégradés

Comme le rapporte franceinfo, un millier d'anti-indépendantistes manifestent ce vendredi soir à Barcelone. Comme le démontrent les photos diffusées sur Twitter par Saül Gordillo, directeur de Catalunya Radio, un petit groupe d'unionistes s'en serait pris aux locaux de la radio.  

21:33 - Vives tensions devant la Catalunya Radio

Comme le rapporte France News 24, il y aurait actuellement des tensions devant les locaux de Catalunya Radio, à Barcelone.

21:12 - Le chef de la police de Catalogne destitué

Comme annoncé par Mariano Rajoy lors de sa prise de parole ce vendredi soir, ce sont les ministères du gouvernement central qui vont assumer les pouvoirs de l'administration catalane. Par ailleurs, le chef de la police catalane a également été destitué. 

21:05 - Quels sont les pays qui refusent de reconnaître l'indépendance de la Catalogne ?

Donald Tusk, président du Conseil européen, a rapidement choisi son camp estimant que l'Espagne reste "la seule interlocutrice" de l'Union européenne. Berlin, Londres, Paris et Washington ont également fait savoir qu'elles soutenaient Madrid. "Il y a un État de droit en Espagne avec des règles constitutionnelles, [Mariano Rajoy] veut les faire respecter et il a mon plein soutien", a déclaré Emmanuel Macron en marge d'un déplacement en Guyane ce vendredi, tandis qu'une porte-parole américaine du département d'État a estimé que "la Catalogne fait partie [pour les États-Unis] intégrante de l'Espagne". Berlin, de son côté, a fait savoir qu'elle soutenait la position "claire" de Mariano Rajoy.

20:31 - Mariano Rajoy destitue Carles Puigdemont et son gouvernement

"Je constate qu'aujourd'hui, au Parlement catalan, se sont imposés les partisans du 'pire sera le mieux', ce qui a conduit la Catalogne dans l'impasse", a déclaré Mariano Rajoy ce vendredi soir à la télévision, faisant par ailleurs le triste constat que "l'indépendance déchire, l'indépendance est triste". Pour le chef du gouvernement espagnol, "il s'agit de recouvrer la normalité dès que possible". Mariano Rajoy a donc dissous le Parlement de Catalogne. Des élections autonomes auront lieu le 21 décembre prochain, a-t-il par ailleurs annoncé.

20:04 - Paris ne reconnaît pas la déclaration d'indépendance de la Catalogne

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que Paris "ne reconnaît pas la déclaration d'indépendance que le parlement catalan vient d'adopter" ce vendredi soir.

19:49 - Absence de reconnaissance de la part de Londres, point de vue différent en Écosse

"Le Royaume-Uni ne reconnaît et ne reconnaîtra pas la déclaration unilatérale d'indépendance faite par le parlement régional catalan", a annoncé un porte-parole du gouvernement ce vendredi soir, estimant qu'"elle est fondée sur un vote qui a été déclaré illégal par les tribunaux espagnols". Et d'ajouter : "Nous continuons à vouloir voir l'État de droit maintenu, la Constitution espagnole respectée et l'unité de l'Espagne préservée." Mais du côté des indépendantistes écossais, la situation est jugée différemment. Pour Fiona Hyslop, ministre écossaise chargée des Affaires extérieures : "si l'Espagne a le droit de s'opposer à l'indépendance, le peuple de Catalogne doit avoir le pouvoir de déterminer son propre avenir."

19:35 - La Corse reconnaît l'indépendance de la Catalogne

Interrogé par franceinfo, le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, salue "cette nouvelle république catalane". Cependant, selon lui, cette déclaration n'encourage pas pour autant les Corses à emboîter le pas à la Catalogne. "La Corse n'est pas du tout dans la situation de la Catalogne, n'est pas dans cette séquence, y compris du point de vue des indépendantistes. Nous avons beaucoup de retard sur la Catalogne, sur le plan institutionnel, sur le plan économique", a-t-il estimé Jean-Guy Talamoni.

19:26 - Vive réaction d'Anne Hidalgo

"L’indépendance de la Catalogne, proclamée par 70 députés, est un fait grave, contraire au droit, qui ne peut mener qu’à une impasse", a déclaré la maire de Paris sur Twitter, jugeant cette décision "dangereuse pour l'Espagne et pour l'Europe entière, qui ont besoin d’unité pour relever les grands défis de ce siècle." Et Anne Hidalgo d'adresser "toute [son] affection et tout [son] soutien aux Espagnols, ainsi qu’aux Catalans qui comprennent la gravité de la situation".

19:13 - Un seul précédent

Alors que Carles Puigdemont devrait faire l'objet d'une procédure judiciaire pour "rébellion", et risquerait ainsi jusqu'à 30 ans de prison, retour sur l'unique précédent. Par le passé, seul Antonio Tejero, ex-colonel de la Garde civile espagnole et auteur du coup d'État manqué du 23 février 1981, comme le rappelle LCI, a écopé de cette peine maximale pour "rébellion militaire". 

18:55 - Puigdemont sera poursuivi pour rébellion par le parquet espagnol

Carles Puigdemont risque jusqu'à 30 ans de prison. Le parquet général espagnol devrait engager une procédure judiciaire la semaine prochaine, apprend-on ce vendredi soir. Dans son viseur, le président catalan. Il est accusé de "rébellion", a précisé un porte-parole du ministère public, suite à l'adoption au Parlement catalan d'une déclaration d'indépendance aujourd'hui.  

18:24 - Pas de violences à déplorer

Alors que le parlement de Catalogne a adopté ce vendredi une résolution déclarant que la région devient un "Etat indépendant prenant la forme d'une République", aucun débordement n'est à déplorer que ce soit à Madrid ou Barcelone, où un rassemblement pacifique a lieu en ce moment devant le siège de la municipalité. Carles Puigdemont avait insisté sur le fait que les manifestations devaient rester "pacifiques et civiques".

18:17 - Macron réagit depuis la Guyane

En déplacement en Guyane, Emmanuel Macron a confirmé son soutien au gouvernement espagnol et a indiqué que Mariano Rajoy avait son "plein soutien" Le président français a aussi répété sa non-reconnaissance de l'indépendance catalane."J'ai un interlocuteur en Espagne, c'est le Premier ministre Rajoy (...) Il y a un Etat de droit en Espagne, avec des règles constitutionnelles. Il veut les faire respecter et il a mon plein soutien", a-t-il déclaré. 

18:11 - Puigdemeont pourrait trouver refuge.. en France !

Si la justice espagnole condamnait Carles Puigdemont à de la prison pour avoir provoqué l'indépendance de la Catalagne, le président séparatiste catalan pourrait s'exiler en France. France Bleu Roussillon nous apprend que deux mouvements sympathisants des indépendantistes se seraient mis à disposition pour accueillir M. Puigdemont, ses proches ainsi que ses équipes. Une vingtaine d'appartements et villas leur seraient accordés. La station régionale parle de logements à Théza ou encore dans les stations balnéaires de Saint-Cyprien ou Canet. 

Indépendance de la Catalogne : en savoir plus

Après un référendum non reconnu par Madrid le 1er octobre 2017 et des violentes manifestations à Barcelone, le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a, le 10 octobre 2017, proclamé unilatéralement l'indépendance de la Catalogne, avant de suspendre immédiatement cette décision, pourtant signée par le Parlement. Le gouvernement espagnol lui avait lancé un dernier appel, l'exhortant à ne rien entreprendre d'"irréversible". Depuis, un dialogue de sourd s'est engagé sur la marche vers l'indépendance de la région, les séparatistes catalans souhaitant en gager "un dialogue" avec Madrid, mais restant inflexibles sur l'issue finale, tandis que le Premier ministre Mariano Rajoy, mais aussi le roi d'Espagne Felipe VI, ont fermé la porte à toute négociation. Un ultimatum était même posé à la Catalogne pour abandonner clairement toute idée d'indépendance d'ici le 19 octobre.

Les Catalans sont divisés à part égales sur la question tandis que le reste des Espagnols redoute de voir partir l'une des régions les plus riche du pays. A Madrid, le chef du gouvernement Mariano Rajoy avait prévenu qu'en cas de déclaration unilatérale d'indépendance, quelle qu'en soit sa forme, il pourrait suspendre l'autonomie de la région, une mesure jamais appliquée dans cette monarchie parlementaire extrêmement décentralisée. En France, Emmanuel Macron s'est dit "confiant" dans une solution pacifique au conflit qui oppose Madrid aux séparatistes en Catalogne, maintenant son soutien, sur le fond, au gouvernement Rajoy. En cas d'indépendance, l'UE, de son côté, ne reconnaîtra pas la Catalogne. Elle serait alors de facto exclue de l'Union Européenne.

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