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Une annonce anticipée
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Jean-Louis Bianco (PS), membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée.
© PS
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Nicolas Sarkozy voulait profiter du sommet de l'Otan à Bucarest, du 2 au 4 avril, pour s'exprimer. Anticipant les informations délivrées par la presse, il a finalement profité de son discours devant le Parlement britannique, le 26 mars, pour annoncer le renfort de troupes françaises. Un signe directement envoyé de Londres à Gordon Brown et à George W. Bush. En France, cette annonce a provoqué les critiques de l'opposition. Le socialiste Jean-Louis Bianco (PS), membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, a par exemple exprimé sa crainte de voir l'Afghanistan se transformer en "nouveau Vietnam".
Pour répondre à ces critiques, une heure de débat à été organisée à l'Assemblée nationale le 1er avril, sans vote. Si François Hollande et Jean Marc Ayrault ont vivement réclamé ce vote, le chef de l'Etat n'a en effet aucune obligation de consulter les parlementaires sur le déploiement des militaires français à l'étranger, les questions de Défense étant le domaine réservé du président dans la Ve république. Le rapport Balladur sur la réforme des institutions prévoit d'ailleurs de revoir cette règle et d'instaurer une motion votée par les deux assemblées pour un engagement de troupes de plus de six mois.
En attendant, la Parti socialiste a annoncé qu'il déposerait une motion de censure contre le gouvernement Fillon après le débat.
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