Accueil

Connexion

 
Le conflit
 
 
 

Que pouvait-on attendre de la réunion qui s'est tenue à Paris le 25 juin, alors que l'Union africaine et le Soudan étaient absents ?

C'est un peu mystérieux car on a jamais dit ce qu'on en attendait. On convoque de façon impromptue, sans aucune préparation en amont, une conférence ministérielle, sans qu'on comprenne si c'est juste une initiative française, collective, ou mandatée par les Etats-Unis. On n'a pas su non plus y participerait ou pas. On n'a pas très bien compris si le gouvernement soudanais avait été invité et avait refusé ou s'il n'avait pas été convié. Je ne vois pas quels étaient les éléments nouveaux à apporter. C'était un échange de vue, de proclamations très fermes, de regrets, avec des menaces de sanctions si le Soudan ne se plie pas aux obligations internationales. Ce n'est pas un échec, mais la réunion avait du sens par le fait qu'elle s'est tenu plus que par ce qu'il en est ressorti.

Ce que je vois de parlant, par contre, c'est la volonté de la France d'envoyer un signe aux Américains en leur disant : "nous vous emboitons le pas sur ce dossier de lutte contre la terreur", au moment où Tony Blair quitte la scène, et où arrive Gordon Brown, beaucoup plus réservé dans le soutien aux Etats-Unis. Il se passe donc ce qui était annoncé pendant la campagne : Nicolas Sarkozy est prêt à prendre ce rôle d'allié des Etats-Unis. Mais la France est elle-même impuissante, notamment car elle a tissé des liens très forts avec le régime soudanais. Il faut rappeler aussi que le Soudan est un pays riche, qui a des besoins en équipements énormes… Les plus grands noms des multinationales françaises sont donc sur place, et le régime de Khartoum n'ignore pas les liens qu'entretient Sarkozy avec ces grandes entreprises...

On était donc dans le spectacle, sans aborder le fond du problème.


» 
Lire la suite : Que peut changer l'envoi d'une force hybride UA-ONU ?

EN IMAGES  L'actualité de l'Afrique


Chaine Actualité Envoyer Imprimer Haut de page
Votre avis sur cette publicité

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters