Anne-Sophie Leclère : la vidéo qui a tout déclenché

Anne-Sophie Leclère : la vidéo qui a tout déclenché Anne-Sophie Leclère a été condamnée à neuf mois de prison ferme pour avoir comparé Christiane Taubira à un singe sur Facebook. Dans un reportage diffusé sur France 2, la jeune femme tentait de se justifier.

[Mis à jour le 16 juillet 2014 à 15h02] L'ex-candidate FN aux municipales doit probablement regretter d'avoir accepté l'entretien télévisuel accordé aux journalistes de France 2. Anne-Sophie Leclère a été condamnée mardi 15 juillet par le tribunal de grande instance de Cayenne à 9 mois de prison ferme, et 50 000 euros de dommages et intérêts pour avoir comparé la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, à un singe. Ses propos racistes, qu'elle relayait sur son compte Facebook, ont été rendus publics lors de la diffusion d'Envoyé Spécial, le 17 octobre 2013 (voir extrait). Le magazine de France 2 consacrait alors un reportage aux nouveaux visages du Front national.

Anne-Sophie Leclère va faire appel de sa condamnation, qu'elle juge disproportionnée. "J'ai été très choquée d'apprendre ce jugement. Les criminels sont condamnés et ont un bracelet et moi on me donne de la prison ferme", a-t-elle réagi auprès de l'AFP. La jeune femme, exclue du Front national et désinvestie de sa candidature aux municipales par le parti, avait réagi à la polémique suscitée par ses propos, considérant qu'ils n'étaient "pas racistes", mais "maladroits". Lorsque la journaliste de France 2 lui demandait pourquoi elle avait publié un photomontage comparant la garde des Sceaux à un singe, elle se justifait ainsi : "C'est plus par rapport à une sauvage que je l'ai fait, pas parce qu' elle est noire [...] Je préfère la voir dans un arbre après les branches que de la voir au gouvernement".

Anne-Sophie Leclère et le FN, alliés de circonstance

Le reportage, diffusé à quelques mois des municipales, avait coûté son investiture à la candidate, soutenue auparavant par le FN. Un Front national qui a été associé à la condamnation pour racisme : le parti de Marine Le Pen a été condamné à 30 000 euros d'amende par le tribunal de Cayenne en parrallèle de la peine infligée à Anne-Sophie Leclère. Le parti frontiste et son ancienne candidate se voient donc associés aujourd'hui dans un appel de leur condamnation. Une association de circonstance pour un parti qui avait tenté d'éteindre la polémique à l'époque en excluant sa jeune recrue.

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