Sir Martins Evans
  Sir Martin Evans a reçu, avec les Américains Mario Capecchi et Oliver Smithies, le Prix Nobel de médecine 2007. © Cardiff University / Nick Treharne 

Dates clés

Années 1970 : Martin Evans travaille sur les cellules souches issues de tumeurs cancéreuses de souris dans le but de modifier leur ADN
Années 1980 :
Mario Capecchi et Oliver Smithies travaillent sur la recombinaison homologue de l'ADN. Il s'agit de l'échange de séquences ADN au sein d'une paire de chromosomes pour réparer des lésions.
1989 :
de leurs recherches sont nées les premières souris KO, dont un gène était rendu invalide.
Années 1990 : grâce aux cellules souches embryonnaires, cette recombinaison homologue de l'ADN leur permet de créer des organismes entiers porteurs d'une mutation génétique.
2001 : ils reçoivent le prix Lasker

2007 : ils sont récompensés par le Prix Nobel de médecine

Le prix Nobel de médecine 2007 a été attribué à trois chercheurs : deux Américains, Mario Capecchi et Olivier Smithies et un Britannique, Martin Evan. Il récompense leurs recherches sur les cellules souches.

Les lauréats
Mario Capecchi, aujourd'hui professeur de génétique humaine à l'Université de l'Utah, à Salt Lake City, est Italien d'origine. En 1941, alors qu'il n'a que 4 ans, sa mère est déportée. Il passe 4 années dans la rue avant de la retrouver et de partir avec elle aux Etats-Unis. L'enfant des rues est admis à Harvard, et est aujourd'hui professeur distingué de génétique humaine et biologie, ainsi que co-directeur du département de génétique humaine. Ses deux co-lauréats ont une histoire plus ordinaire. Oliver Smithies est professeur en pathologie et médecine à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill. Il a également été lauréat en 1990 et 1993 du prix Gairdner. Enfin, le Britannique Martin Evans exerce comme professeur de génétique à l'Université de Cardiff et dirige l'Institut de Sciences biologiques. Il a été anobli et porte le titre de Sir Martin. Ensemble, ils ont déjà été récompensés du prix Lasker en 2001, la seconde plus grande distinction en biologie.

Des travaux sur les cellules souches récompensés
Le mérite de ces trois chercheurs est d'avoir créé des souris génétiquement modifiées afin d'étudier des maladies humaines en laboratoire (Alzheimer, différents cancers). Ils ont également mis au point une technique permettant d'inactiver certains gènes pour observer les conséquences de cette altération sur la santé des cobayes. Ainsi, en modifiant génétiquement les cellules souches embryonnaires, ils ont ouvert une nouvelle voie pour comprendre le fonctionnement du génome et développer de nouvelles applications thérapeutiques. En d'autres termes, face à la pénurie d'organes à greffer, les cellules souches embryonnaires pourraient être une solution pour réparer les organes malades.
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