Pourquoi Maxime Gremetz a été exclu de l'Assemblée

Pourquoi Maxime Gremetz a été exclu de l'Assemblée Le député a provoqué un scandale lors d'une réunion sur le nucléaire pour... une place de parking ! Il est suspendu jusqu'en mai de l'Assemblée nationale. Vidéo.

Député de la Somme depuis les années 1980, Maxime Gremetz est connu pour ses coups de gueule. Mais le dernier en date lui a valu une exclusion temporaire de l'hémicycle. Une sanction rarissime dans les annales du lieu.  L'élu, qui s'est autoproclamé "seul ouvrier de l'Assemblée nationale", a en effet provoqué un esclandre lors d'une réunion sur le nucléaire la semaine dernière. Le bouillonnant député protestait contre... une voiture mal garée devant le Palais Bourbon !

Dans cette vidéo publiée par la chaîne Public Sénat, on voit le député de la Somme interrompre un débat sur le nucléaire en France, sous les yeux ébahis de la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet et d'Eric Besson, ministre de l'Industrie et de l'Énergie. Pendant plusieurs minutes, il empêchera les discussions de reprendre, provoquant l'exaspération de l'UMP Claude Birreaux qui présidait les échanges, mais aussi de plusieurs autres députés. On entend notamment le député PC Pierre Gosnat condamner son attitude "scandaleuse et irresponsable" et rappeler qu'il n'est plus membre du Parti communiste. A l'extérieur, Maxime Gremetz s'en serait ensuite pris physiquement à un huissier.

 

Une sévérité inédite

"J'ignorais l'objet de cette réunion mais, à aucun moment je n'ai été l'auteur d'une quelconque violence", proteste aujourd'hui le député, qui a été l'objet d'une "exclusion temporaire, entraînant l'interdiction de paraître à l'Assemblée nationale jusqu'à l'expiration du quinzième jour de séance". Il sera aussi privé de la moitié de son indemnité de parlementaire pendant deux mois. Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a annoncé depuis qu'il allait porter plainte pour "menaces contre des fonctionnaires, outrage et violences". En retour, Maxime Gremetz menace d'une plainte pour diffamation.

Quelles que soient les conséquences sur le terrain judiciaire, cette exclusion est en tout cas une première à l'Assemblée. La dernière sanction comparable remonte à 1984. Mais elle était moins sévère : Jacques Toubon, Alain Madelin et François d'Aubert avaient été frappés de "censure simple" pour avoir émis des doutes sur le passé de François Mitterrand. Plus récemment, Noël Mamère a été rappelé à l'ordre après avoir salué l'intrusion de militants de Greenpeace dans l'hémicycle, en plein sommet de Copenhague.

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