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Une spécialisation flagrante

En décortiquant la composition des revenus de chaque grand parti politique français, un constat saute aux yeux : il n'existe pas un modèle unique de financement mais au moins une dizaine et chaque formation politique s'est engagée - on peut même dire "spécialisée" - dans une stratégie qui lui est propre. Une stratégie d'alliances pour le Parti radical ou le Nouveau centre, de financement public pour le PRG, de dons pour le Parti chrétien démocrate, de cotisations d'adhérents pour le NPA ou encore de mise à contribution des élus dans le cas du Parti communiste...

 

Ou sont l'UMP et le PS ?

Seules les deux ou trois grandes formations comme l'UMP, le PS, ou dans une moindre mesure Les Verts, parviennent un tant soit peu à équilibrer ces diffrérentes sources de revenus. Ce qui explique, malgré des budgets très élevés, leur relative discrétion dans ce dossier. Le Parti socialiste par exemple obtient ses  57 millions d'euros de recettes pour l'exercice 2009 grâce au financement public (23 millions d'euros), mais aussi en grande partie aux cotisations de ses élus (15 millions) et de ses adhérents (9 millions). L'UMP répartit quant à elle ses 54 millions de recettes en 2009 entre le financement public (33,4 millions d'euros), les "dons de personnes physiques" (7 millions) et encore les cotisations d'adhérents et d'élus (7,5 millions).

 

Les emprunts des partis

Une source de revenus très importante doit aussi être ajoutée à cette liste non-exhaustive : les emprunts. Présents dans les bilans comptables de chaque parti et s'élevant parfois à plusieurs millions d'euros, ils n'apparaissent que de manière diffuse dans les comptes de résultat que nous avons analysés. Ils peuvent par exemple être dissimulés sous les "produits financiers" ou encore les "autres produits". Et ils sont d'autant moins visibles que la période analysée (l'année 2009) ne comportait aucune grande échéance électorale en dehors des européennes et donc peu de frais de campagne.

 

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