DSK : dix ans de rumeurs Février 2007 : L'affaire Tristane Banon

Procès Strauss-Kahn : toutes les infos 

 

Paris Première, le 20 février 2007

 

Le 20 février 2007, dans l'émission de Thierry Ardisson "93, Faubourg Saint-Honoré", Tristane Banon, jeune journaliste et romancière, accuse un homme apparemment haut placé d'avoir voulu la violer. Le nom de l'intéressé est masqué lors de la diffusion, mais depuis plusieurs années, des rumeurs visent DSK sur Internet. Extraits :

 

"A l'Assemblée nationale, il n'y a plus aucune petite nana qui veut s'occuper de son bureau."

«  Moi, c'est avec [bip] avec qui ça c'est super mal passé. C'est le chimpanzé en rut ! [...] A l'Assemblée nationale, il n'y a plus aucune petite nana qui veut s'occuper de son bureau. »

 

Puis elle raconte son entrevue avec l'homme en question, à l'occasion de l'écriture d'un livre sur les "erreurs des politiques" :

 

«  Je suis arrivée devant l'adresse, je me suis garée, je suis montée, c'était un appartement vide, complètement vide, avec un magnétoscope, une télévision, un lit au fond, très beau. Il a bon goût, Monsieur a bon goût, poutres apparentes sublimes, sur cour intérieure, et puis là il a gentiment fermé la porte. J'ai posé le magnétophone tout de suite pour enregistrer, il a voulu que je lui tienne la main pour répondre, parce qu'il m'a dit "je n'y arriverai pas si vous ne me tenez pas la main", et puis après la main c'est passé au bras, et c'est passé un peu plus loin, donc j'ai tout de suite arrêté."

 

"Il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d'ouvrir mon jean... Ça a très mal fini."

"Et après surtout c'est que ça s'est très très mal fini, parce qu'on a fini par se battre, donc ça s'est fini très très violemment, puisque je lui ai dit clairement [...]. On s'est battu au sol, pas qu'une paire de baffes, moi j'ai donné des coups de pieds, il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d'ouvrir mon jean... Ça a très mal fini [...]. J'ai fini par partir, il m'a envoyé tout de suite un texto en disant "alors je vous fais peur ?" d'un air un peu provocateur. [...] Je lui avais parlé quand on se battait, je lui avais dit le mot "viol" pour lui faire peur. Ca ne lui a pas fait peur plus que ça, comme quoi apparemment il était accoutumé. »

 

Après l'arrestation de DSK aux Etats-Unis, Tristane Banon, qui s'était abstenue de porter plainte jusqu'à aujourd'hui, a dit son intention de porter l'affaire en justice.